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  • Lucie Chenu
  • Les Humeurs de Svetambre
  • 10/05/1960
  • Littérature auteur fantasy fantastique science-fiction
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !

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  • : Les Humeurs de Svetambre
  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 17:43

Enfin, ce n’est pas à proprement parler la soirée de lancement de la maison d’édition, puisqu’elle tourne depuis quelque temps, déjà, tout d’abord avec la revue Mythologica – à laquelle je collabore activement, puisque je suis en charge de la fiction francophone – et ensuite avec la collection Alternative, qui publie en numérique certaines des meilleures nouvelles parues en recueils ou en anthologies. Mais c’est tout de même une soirée de lancement, puisque les éditions Mythologica lancent une collection de romans et une autre  d’art-books : « Black & White ».

 

 

C’est ainsi qu’on pourra trouver, dès vendredi après midi à Zone Franche, et lors de cette soirée, deux artbooks, respectivement signés Mathieu Coudray et Philippe Jozelon, ainsi que L’Abomination d’Innswitch, d’Edward Lee, traduit par Thomas Bauduret et illustré par Philippe Jozelon. Nathalie Dau sera aussi présente, et pourra à cette occasion, entre autres choses, dédicacer les exemplaires de Mythologica où paraît en feuilleton son roman Chronique des Terres mixtes.

 

 

 

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La soirée aura lieu à partir de 19 heures dans un bar médiéval au bien beau nom :

Les Caves alliées

44 rue Grégoire de Tours

75006 Paris

métro Mabillon ou Odéon (ligne 10), RER B & C : Saint-Michel

 

Rejoignez-nous !

 

 

Par Lucie Chenu - Publié dans : Festivals, expositions, spectacles - Communauté : Littératures de l'imaginaire
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Mercredi 2 avril 2014 3 02 /04 /Avr /2014 08:36

  Quand Jérôme Vincent m’a demandé d’écrire une préface pour cette anthologie de nouvelles autour du personnage de Lancelot, je me suis rendu compte que ce n’était pas ce dont j’avais envie. Non que le thème ne m’intéresse pas – au contraire, il me passionne ! Le fait est que j’ai déjà dit beaucoup dans les préfaces de mes propres anthologies arthuriennes, et que j’avais envie, pour une fois, de me laisser aller à parler des nouvelles – ces nouvelles que je découvre quelques semaines à peine avant vous, amis lecteurs – et de m’autoriser à les citer, à les mettre en valeur, à comparer leurs approches, la façon dont chaque auteur s’est emparé de Lancelot, ce qu’il en a fait.

Le sort en était jeté : j’écrirais une postface. Un texte à lire après les histoires, surtout pas avant, et dans lequel je pourrais me laisser aller à étudier – c’est un bien grand mot – les œuvres sans crainte d’en déflorer l’intrigue, puisque, par définition, si vous lisez ceci, vous avez déjà lu le reste.

Si ça n’est pas le cas, vous commettez une terrible erreur  !


 

http://media.biblys.fr/book/41/46741.jpg

 

 

C’est par ces quelques mots que débute la postface que j’ai écrite pour l’anthologie Lancelot, l’anthologie de Zone Franche 2014, le Festival des Cultures & Littératures de l’Imaginaire que Marie-Charlotte Delmas et la médiathèque de Bagneux organisent tous les ans. Voilà, ça y est, on y arrive. Zone Franche, ça commence dans deux jours. L’anthologie est arrivée chez ActuSF. Elle paraît le 17 avril, mais sera disponible en avant-première à Zone Franche, les 4, 5 et 6 avril. Lancelot, le personnage, est le thème du festival, cette année, et une table ronde aura lieu le samedi 5 avril à 17 h 30, avec les auteurs de l’anthologie présents, faisant suite à une conférence de Claudine Glot sur la légende d’Arthur et des chevaliers de la Table ronde.

 

Quant à ceux d’entre vous qui ne pourraient pas se déplacer, pour toute pré-commande avant le 3 avril (demain, oui, je sais, c’est court) vous recevrez l’ouvrage dédicacé par les auteurs présents à Zone Franche.

 

Alors, n’hésitez pas !

Par Lucie Chenu - Publié dans : Parutions - Communauté : Fantasy et science-fiction
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Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 08:10

Il est plus que temps que j’annonce en ces pages la parution ces jours-ci de mon nouveau recueil : Les Fantasmes de Svetambre. Il paraît bien entendu dans la collection Rivière Blanche des éditions Black Coat Press, et vous pourrez le commander directement chez l’éditeur, ou bien dans votre librairie. Et bien sûr, il sera disponible le week-end prochain à Bagneux, au festival de l’Imaginaire Zone Franche, où je pourrai vous le dédicacer !

 

Mon éditeur et moi avons pris le parti d’un opus plus resserré que le premier. Pas de préface, ni de postface-surprise, donc, « seulement » 13 nouvelles (contre le double pour Les Enfants de Svetambre, mais certains textes étaient ultra-courts) sélectionnées en fonction de l’émotion, de l’humeur qu’elles dégagent.

 

L’illustration de couverture est signée Mike HOFFMAN :

 

 

 

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Lorsque enfance rime avec souffrance, lorsque la peur emplit les cœurs, quand la colère vous envahit, laissez-vous aller. Musiques ensorcelantes aux rythmes envoûtants, créatures bizarres, enquêtes impossibles, voyages extraordinaires, magnifiques ou terrifiants, œuvres d’art et de science où se perdre corps et âme, érotisme assumé ou romance imaginée, découvrez LES FANTASMES DE SVETAMBRE !

 


Par Lucie Chenu - Publié dans : Parutions - Communauté : Littératures de l'imaginaire
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Lundi 3 mars 2014 1 03 /03 /Mars /2014 00:16

On va faire simple.

 

L’art, c’est la vie et c’est aussi la liberté. Les artistes (plastiques, littéraires, musiciens, etc.) ont besoin de vivre du fruit de leur travail pour créer. Ils ont besoin de vivre, comme tout un chacun, et de vivre de leur travail pour s’épanouir1 en toute liberté dans leur art, ou plutôt pour que leur art s’épanouisse. Leur couper les ailes, leur mettre des bâtons dans les roues, les enfermer dans des cages administrativo-juridiques ou politicommerciales, c’est les castrer.

C’est couper leur inspiration, c’est les pousser dans « le monde du travail », le « vrai », celui qui abrutit les corps et les âmes.sil

C’est les empêcher de rêver et de faire rêver autour d’eux. C’est les empêcher aussi (surtout ?) de transmettre leur idéal de liberté.

 

La culture sans artistes, c’est au choix la culture d’État ou la soupe d’hypermarchés. Voire un mix entre les deux2.

 

C’est totalement flippant. Et ce qui l’est plus encore, c’est de voir les tenants du « libre », ceux qui confondent la liberté avec la gratuité, pousser à la roue pour détruire, encore et encore, les artistes, les penseurs, les créateurs.

 

L’art n’est pas gratuit. Jamais. La liberté, la vie ne sont pas gratuites. Elles s’offrent ou se gagnent, à la sueur du front ou au sang versé – non, je ne pense pas qu’aux révolutions, mais aussi par exemple au fait de donner la vie, d’accoucher – et elles ont un coût, toujours. L’art, aussi, coûte. Des heures d’apprentissage et de travail, des idées et des larmes, de l’inspiration... Tout cela plus ou moins selon les gens, bien sûr. Nous sommes tous différents et inégalitaires devant le talent. Hélas mais tant mieux.

 

L’art n’est jamais gratuit, mais il peut s’offrir, se donner à lire, à voir, à entendre. Parfois pour pas un rond, gratuitement. Souvent non, parce qu’en plus de donner de soi, l’artiste doit dépenser de l’argent en toiles et pigments, en ordinateurs et logiciels, en cordes de guitare et en cymbales, en pellicules argentiques ou en DVD, etc. Et puis l’artiste doit vivre, aussi, et pas seulement d’art et d’air pur, mais aussi de pain et de vin, de viande ou de clopes, payer son toit et ses soins3, sa TVA et toutes les autres joyeusetés qui font notre vie à tous, que nous nous considérions ou non comme des créateurs...

 

Alors, non, l’accès à l’art n’est pas toujours gratuit, pas toujours free. Parce que la liberté n’est pas gratuite. Freedom is not free. Et confondre les mots et les notions, dans ce domaine comme dans celui du droit d’auteur qui n’est pas le copyright4, revient à désinformer – ce qui est, vous l’aurez compris, un doux euphémisme pour ne pas dire « mentir » – et à manipuler.

 

Et, oui, il est juste et normal que les artistes, les auteurs soient rémunérés. Et plus juste et plus normal encore qu’ils décident eux-mêmes du devenir de leur œuvre, de sa publication ou non-publication, et qu’on leur demande l’autorisation avant toute reproduction à destination du public5, de quelque nature que ce soit.

 

EDIT : il faut lire cet autre billet de Lionel Davoust.

 

(inspiré par et dédié à Léa Silhol, Franck Macrez et Lionel Davoust)

 

1Ne vous leurrez pas : certains grands anxieux sont de grands artistes, ils s’épanouissent tout de même dans leur art, à leur manière.

2Comme le dit Léa Silhol, « présenter la limitation du droit des auteurs comme favorable au bien du public est la blague du siècle ».

3Oui, parce que l’artiste tombe malade, comme tout un chacun. Mais lui, c’est sa faute, c’est la clope ou le vin.

4Je vous renvoie à l’excellent article de Lionel Davoust, et à la lettre ouverte du S.E.L.F. aux eurodéputés.

5Mais dans le privé, chacun fait bien ce qu’il veut, apprendre un texte par cœur, chanter à tue-tête, copier des tableaux de maîtres ou se torcher avec un livre !

Par Lucie Chenu - Publié dans : Coup de gueule - Communauté : Le Club des Citoyens
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Vendredi 21 février 2014 5 21 /02 /Fév /2014 10:03

Je n’ai guère eu le loisir d’en parler ici, il est temps de rattraper ce retard. Voici donc ce qui m’occupe ces temps-ci, que vous aurez peut-être pu lire sur le blog du Syndicat des Écrivains de Langue Française.

 

L’Union européenne a décidé d’harmoniser la législation concernant le droit d’auteur en Europe. Cela semble une bonne idée, à notre époque d’échanges virtuels internationaux. Une consultation publique sur la révision des règles de l’Union européenne en matière de droit d’auteur a été lancée. Les citoyens de l’UE ont jusqu’au 5 février 5 mars (la date limite a été repoussée d’un mois) pour donner leur avis, mais les créateurs, les premiers concernés, n’ont guère été avertis. L’information est arrivée tard, et lorsque les auteurs français ont voulu répondre à ce questionnaire, ils ont eu la mauvaise surprise de découvrir qu’il n’était disponible qu’en anglais.

Quelques auteurs ont demandé à ce que le questionnaire soit traduit  : ils se sont vu répondre que le temps manquait. On se demande bien quelle urgence il y a à réformer la législation sur le droit d’auteur – cette hâte a-t-elle un rapport avec l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, actuellement en négociation, qui « égalisera les règles du jeu applicables au Canada et l’UE » (sic), ou encore avec le TAFTA qui se discute en secret entre l’Europe et les États-Unis ?

En réalité, certaines des 80 questions (on peut ne répondre qu’à quelques-unes) ont été traduites par des organisations diverses. Des traductions non officielles, donc, de qualité discutable, parfois accompagnées de commentaires orientés dans un sens ou dans l’autre.

Mais voilà : quelle que soit la qualité de la traduction, lorsque la VO parle de copyright, la VF parle de droit d’auteur. Or, le copyright et le droit d’auteur recouvrent deux réalités différentes sur le plan juridique, et répondre oui au droit d’auteur ne signifie pas qu’on veut répondre oui au copyright, et vice versa.

Nous avons donc un problème. L’harmonisation du droit d’auteur reviendrait-elle à le démanteler, à le remplacer par un copyright dont nous ne voulons pas ? C’est ce que redoute « Creators for Europe », un collectif « né de l’impulsion de l’Alliance européenne des auteurs et compositeurs de musique (ECSA) mais [qui] promeut tous les secteurs culturels et créatifs », qui lance une pétition « Oui à la culture et non au démantèlement du droit d’auteur en Europe ! » Le site propose, lui aussi, une traduction partielle du questionnaire.

Le S.E.L.F. partage leur avis et a signé cette pétition, et moi de même !

 

En outre, le S.E.L.F. a décidé d’écrire aux députés européens et aux responsables français de la culture, afin de les alerter sur l’atteinte à nos droits de citoyens européens – en contravention avec le droit européen – que constitue ce refus de traduire la consultation citoyenne, et surtout, sur le danger qu’il y a à confondre le droit d’auteur et le copyright et à traduire l’un par l’autre.

 

Voici la lettre ouverte, en citation. On peut (c'est quand même plus pratique !) télécharger le PDF sur ActuaLitté, en attendant que le site du S.E.L.F. soit de nouveau fonctionnel (non, c'est n'est pas une attaque du Parti Pirate, c'est juste un bug technique ;-))

 

Syndicat des Écrivains de Langue Française

courriel : contact[at]self-syndicat.fr

blog : http://self-syndicat.fr/

 

À : l’ensemble des députés européens français

cc à : cf. en annexe

lettre ouverte publiée sur le blog du S.E.L.F.

le 17 février 2014

 

Madame la Députée, Monsieur le Député,

 

En vue d’harmoniser le droit d’auteur dans l’Union européenne, la Commission européenne prévoit de proposer des normes législatives, ce qui devrait vous permettre de vous prononcer en 2014, en tant que représentant(e) des citoyens européens. Ces travaux sont conduits en méconnaissance des réalités citoyennes. En particulier, les documents de la Consultation publique sur la révision des règles de l’Union européenne en matière de droit d’auteurn’ont été mis à disposition qu’en anglais, alors que le droit européen préconise que tous les citoyens de l’UE doivent pouvoir accéder à la législation qui les concerne directement dans la langue de leur pays. Ceci ne permet pas aux citoyens français, et en particulier aux auteurs littéraires de se prononcer en pleine connaissance des enjeux...

 

Pire, cela crée un énorme contresens juridique.

 

Des membres du Syndicat des Écrivains de Langue Française ont fait valoir que le français est l’une des langues officielles de l’Union européenne (et même l’une de ses trois langues de travail), et qu’ils devaient avoir la possibilité de répondre à un questionnaire posé dans notre langue. Aux courriels demandant à ce que le questionnaire soit traduit, la réponse a été « Nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à la consultation publique sur la révision des règles de l’Union européenne en matière de droit d’auteur. Nous souhaitons vous informer que vous pouvez consulter les informations concernant la consultation (en français) ainsi que le questionnaire (en anglais) sur le site suivant  :

http://ec.europa.eu/internal_market/consultations/2013/copyright-rules/index_fr.htm. Nous tenons également à vous informer que, en raison de contraintes de temps importants, la DG Marché intérieur et services ne prévoit pas de publier le document de consultation dans une langue autre que l’anglais. Les réponses à cette consultation sont cependant acceptées dans toutes les langues officielles de l’UE. Cordialement, DG MARKT D1 ».

 

En fait, quelques-unes des questions ont été traduites par des organismes non officielset, pour certains d’entre eux, non francophones. Des commentaires explicatifs, forcément partisans, ont été ajoutés par ces mêmes organisations.

 

Tout cela amène plusieurs remarques :

 

1) Tout d’abord, quelle urgence y a-t-il à légiférer, pour que l’on consulte les citoyens européens dans une langue que pour la plupart ils ne maîtrisent pas assez ? La Commission est consciente des enjeux et de la nécessité d’une harmonisation du droit d’auteur en Europe depuis de nombreuses années : un « Livre Vert » avait, en 2008, déjà posé l’essentiel des questions de la présente consultation. Pourquoi cette soudaine hâte ? Est-elle en rapport avec l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada, actuellement en cours de négociation, qui, concernant les Droits de Propriété Intellectuelle, « égalisera les règles du jeu applicables au Canada et l’UE » (sic) ? Ou bien avec celui qui se discute avec les USA, dont on craint qu’il ne mette à mal l’exception culturelle française ?

En tout état de cause, nous comprenons que l’urgence est déclarée pour des raisons politiques, si ce n’est politiciennes, et non pour des raisons de fond : il s’agit de réviser et d’approfondir la directive 2001/29 qui a été discutée durant plusieurs années et a fait l’objet d’une jurisprudence importante de la part de la Cour de Justice.

 

2) Ensuite, et plus grave, le questionnaire en anglais parle de copyright, et non pas de droit d’auteur. Or, vous n’êtes pas sans savoir que le droit d’auteur, tel qu’il existe dans la plupart des pays de l’Union européenne, et le copyright, qui n’existe que dans le Royaume-Uni, l’Irlande, Chypre et Malte, recouvrent en réalité des notions différentes. Là où le droit d’auteur protège l’auteur, et en particulier lui reconnaît un droit moral fort sur son œuvre, le copyright appartient souvent à des entreprises et, dans de nombreux cas, les auteurs d’œuvres de l’esprit n’ont pas de recours possible devant les détournements qui sont faits par les propriétaires du copyright. Le copyright s’applique à des œuvres artistiques ou culturelles dès lors qu’elles sont fixées sur un support matériel, mais aussi à des technologies, ce que ne fait pas le droit d’auteur.

 

Diminuer la durée de la propriété intellectuelle concernant des médicaments peut s’avérer bénéfique pour l’ensemble des citoyens. Mais diminuer la durée de la propriété intellectuelle pour la littérature et les œuvres d’art mettrait en péril l’existence de toute création indépendante. (Personne n’a le temps, ni un besoin vital, de « consommer » chacune des œuvres culturelles ou artistiques existantes.)

 

Ainsi, l’on pourrait vouloir répondre « oui » à une question posée à propos du copyright et « non » si on la pose à propos du droit d’auteur – ou l’inverse. Mais, dans la consultation publique, des questions posées à propos du copyright sont traduites pas des questions posées à propos du droit d’auteur, alors que ces deux notions n’ont pas la même signification ni le même impact, du point de vue juridique. Les réponses des citoyens francophones – ou germanophones, slavophones, etc. – seront automatiquement biaisées.

 

3) Par ailleurs, il est évident que les citoyens anglophones seront plus nombreux à participer à cette consultation citoyenne, puisqu’il s’agit de répondre dans un questionnaire rédigé dans leur langue. Cela nous semble être contraire au principe d’égalité entre les citoyens européens.

 

4) Enfin, s’il est dit qu’on n’est pas obligé de répondre à toutes les questions pour participer, le questionnaire est « pré-rempli ». C’est-à-dire que si l’on ne fait pas l’effort d’aller répondre « sans opinion » à chacune des questions qu’on ne comprend pas (alors qu’on a peut-être une opinion, mais qu’on est dans l’impossibilité de l’exprimer, faute de comprendre la question !), un « oui » ou un « non » est déjà coché. Les statistiques sont ainsi totalement faussées.

 

Cette consultation essentielle doit pouvoir être accessible au plus grand nombre. Les notions de copyright et de droit d’auteur (author’s right) doivent y être absolument différenciées. En conséquence, nous vous prions de bien vouloir transmettre nos remarques au Parlement européen et à la Commission. Nous espérons que vous nous tiendrez informés des suites que vous réserverez à ce courriel.

 

Pour information, nous adressons copie de ce courriel aux destinataires signalés en annexe.

 

Veuillez agréer l’expression de notre respectueuse considération.

 

Pour le S.E.L.F. (Syndicat des Écrivains de Langue Française)

 

 

Christian Vilà, co-président

Jeanne-A Debats co-présidente

Lucie Chenu, membre de la commission exécutive

 

 

Annexe – Liste de co-destinataires :

 

 

- Président de la République française,

- Premier ministre,

- Ministre de la Culture,

- Président du Sénat,

- Président de l’Assemblée nationale,

- Président de la Commission européenne,

- Commissaire européen au marché intérieur et aux services,

- Commissaire européen à l’éducation, à la culture et au multilinguisme,

- Agence France Presse

- ActuaLitté,

- Livre Hebdo

- Télérama

- Le Nouvel Observateur

- Médiapart

- Rue 89

- Libération

- Le Monde

- Le Figaro

- France Culture

- France Télévision

- L’Express

- Le Point

- Washington Post

- L’Humanité

- …

 

 





		
Par Lucie Chenu - Publié dans : Livres, édition - Communauté : Le Club des Citoyens
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