Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Les Humeurs de Svetambre
  • Les Humeurs de Svetambre
  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
  • Contact

Profil

  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !

Recherche

9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 08:58

     Hier, triste que j'étais de la fin annoncée de la Llorona version Argemmios, je me suis focalisée sur ce seul roman en oubliant totalement de vous parler des lots "5ème Anniversaire des éditions Argemmios" et en particulier du lot Charlotte Bousquet. En effet, son recueil de nouvelles inspirées de l'antiquité grecque, Au Miroir des Sphinx, est paru depuis bientôt quatre ans. L'éditeur a donc le droit de le proposer à tarif réduit.

 

http://boutique.argemmios.com/WebRoot/ce_fr/Shops/216008/4F69/9162/E303/D810/169C/3EC1/CD0B/0F0D/Lot-Bousquet_m.jpg

 

      Alors, vous qui tournez depuis belle lurette autour de cette "auteure kaléidoscope" en vous promettant de l'essayer un jour, n'hésitez plus ! Offrez-vous ces deux ouvrages très différents l'un de l'autre, mais tout aussi bons, pour la modique somme de 23,40 € au lieu de 32 €

 

     Allez, au cas où vous ne l'auriez pas vu, je vous remets le lien direct vers cette offre avantageuse : http://boutique.argemmios.com/epages/216008.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/216008/Products/%2212-Lot%20Bousquet%22

 

edit : il existe plusieurs autres offres de lots anniversaire ! N'hésitez pas à explorer le site.

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans Livres - édition
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 19:14

MOBILISEZ VOTRE ÉNERGIE !

Venez faire du Qi Gong à La Maison de la Terre à Poucharramet !


http://farm9.staticflickr.com/8022/7315418270_4ee94cff44_b.jpg

 

 

Qi Gong : Gymnastique traditionnelle chinoise et science de la respiration, fondée sur la connaissance du corps et la maîtrise (Gong) de son énergie vitale (Qi). Mouvements lents intériorisés, méditation...

STAGES QI GONG / MTC*

Le samedi 16 juin de 10h à 13h

Le samedi 07 juillet de 10h à 13h

Étirements doux, auto-massages, exercices de pleine conscience, ressenti et maîtrise de l'énergie, connaissance du corps selon les principes de la *Médecine Traditionnelle Chinoise, relaxation, méditation.

Repas partagé à 13 heures. (chacun apporte un plat et une boisson)

Tarif 15 euros, adhérents 10 euros.

Association QI GONG GO ! Les Margalides 601, route des Pyrénées 31370 Poucharramet 

Karine Beigbeder : karine.beigbeder(at)free.fr 

Certificat d'études supérieures de MTC* Académie Wang

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans La vie du village
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:58

MOBILISEZ VOTRE ÉNERGIE !

Venez faire du Qi Gong à La Maison de la Terre à Poucharramet !


http://farm9.staticflickr.com/8022/7315418270_4ee94cff44_b.jpg

 

 

Qi Gong : Gymnastique traditionnelle chinoise et science de la respiration, fondée sur la connaissance du corps et la maîtrise (Gong) de son énergie vitale (Qi). Mouvements lents intériorisés, méditation...

STAGES QI GONG / MTC*

Le samedi 16 juin de 10h à 13h

Le samedi 07 juillet de 10h à 13h

Étirements doux, auto-massages, exercices de pleine conscience, ressenti et maîtrise de l'énergie, connaissance du corps selon les principes de la *Médecine Traditionnelle Chinoise, relaxation, méditation.

Repas partagé à 13 heures. (chacun apporte un plat et une boisson)

Tarif 15 euros, adhérents 10 euros.

Association QI GONG GO ! Les Margalides 601, route des Pyrénées 31370 Poucharramet 

Karine Beigbeder : karine.beigbeder(at)free.fr 

Certificat d'études supérieures de MTC* Académie Wang

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans La vie du village
commenter cet article
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:17

Comme je vous le disais il y a déjà trois mois, à compter du 15 juin à minuit, les éditions Argemmios n'auront plus le droit de vendre un exemplaire de Llorona on the rocks, Charlotte Bousquet ayant récupéré ses droits pour cette date précise (deux ans pile après signature du contrat).

Et comme la loi Lang protège les librairies indépendantes, mais pas les petits éditeurs, elle interdit de solder (seule la réduction légale de -5% est autorisée) ou de donner des exemplaires d'un livre paru depuis moins de deux ans. Or Llorona, au jour de son pilon, ne sera paru que depuis dix-huit mois.

Car, oui, c'est de pilon qu'il s'agit. De destruction obligatoire et officielle, avec certificat à la clé.

Le pilon, à l'origine, est conçu pour se débarrasser des stocks d'invendables invendus. C'est normalement une décision prise par l'éditeur qui doit en référer à l'auteur, lui accorder le droit d'acheter à prix coûtant tout ou partie du stock (oui, quand même, l'auteur a le droit d'acheter son propre livre à tarif réduit !) Dans le cas de la Llorona, le pilon se trouve être, par le jeu de réglementations contradictoires, une obligation imposée à l'éditeur alors que le roman vivait très bien sa vie d'ouvrage publié par une petite structure. Les exemplaires s'écoulaient petit à petit, mais voilà, il en reste environ 150 qu'Argemmios n'a pas le droit de solder ni de donner, juste l'obligation de détruire. Destruction officielle avec certificat. Il ne s'agit pas de se débarrasser des bouquins à la décharge, c'est interdit, on vous dit. INTERDIT !

C'est bizarre, la vie. Hier, le milieu de la SF s'émouvait de la disparition de Ray Bradbury, l'auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451. Demain, personne ne sourcillera alors qu'un éditeur, un faiseur de livres amoureux de son travail, sera obligé de détruire des livres et d'empêcher ainsi les gens de les lire, comme le pompier Montag, dans Fahrenheit 451.

Alors que faire ? En acheter quelques exemplaires, bien sûr. Ça sera toujours ça de sauvé. Et les offrir autour de soi, ou les revendre, ou en tapisser les murs, mais avant tout lire ce roman qui ne mérite pas de tomber dans l'oubli. Et surtout, ne pas laisser le temps filer. Ne pas se réveiller le 16 juin en se disant « ah flûte ! Je voulais commander Llorona on the rocks et j'ai oublié », parce que ça sera trop tard.

Pour en savoir plus sur Llorona on the rocks : http://les-humeurs-de-svetambre.over-blog.com/article-il-faut-sauver-la-llorona-100548290.html

La boutique Argemmios où le commander : http://boutique.argemmios.com/epages/216008.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/216008/Products/10-R005

Pour mieux comprendre le pilon: http://pourlelivre.wordpress.com/2008/06/28/le-pilon/

 

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans Livres - édition
commenter cet article
6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 16:06

Comme je vous le disais hier, il y a cinq ans, des auteurs de SF, inquiets du programme électoral du ministre de l'Intérieur de l'époque, lançaient un Appel d'Air. Les textes ont par la suite été publiés par les éditions ActuSF ; le recueil est toujours disponible et les droits d'auteur sont en partie versés à RESF. Ils n'ont pas cessé de vivre pour autant, au contraire. L'année suivante, une pièce de théâtre, elle aussi intitulée Appel d'Air, reprenait le thème et des extraits d'une quinzaine de nouvelles.

À présent, c'est un court-métrage qui a été tourné à partir de « Sécurité / Impunité (scène vécue à venir) », la nouvelle de Stéphane Beauverger. Ce film est intitulé « Droite comme la justice », il a un site internet et en outre on peut le visionner sur Dailymotion.

Enfin, n'oubliez pas qu'un second Appel d'Air a été lancé cette année. Pour l'instant, il est disponible gratuitement en e-book aux formats PDF et ePub. Il faut créer un compte pour le télécharger, mais c'est une formalité très rapide.

 

 
Repost 0
5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 19:49

Il y a cinq ans, une trentaine d'auteurs de SF et de Fantasy s'interrogeaient sur ce que serait notre avenir au lendemain des élections présidentielles, et lançaient un premier "Appel d'Air". Les textes tout d'abord publiés sur le net furent ensuite réunis en un recueil édité par ActuSF.

 

Cinq ans plus tard, un nouvel Appel d'Air est lancé. Il est disponible gratuitement en e-book (aux formats PDF et ePub), toujours chez ActuSF. Aux auteurs de SFF se sont joints nombre de poètes. On y retrouve des habitués de C(h)oeurs de Citoyens. Voici le sommaire complet  :

 

Introduction de Jérôme Vincent, Alain Damasio, Antoine Berce

« Triptyque », de Charlotte Bousquet

« Gigue », de Pierre Le Pillouër

« Les petits sont devenus si petits qu'on a pris l'habitude de ne plus les remarquer », de Jean Bojko

« Chien de Fonctionnaire », de Michel Chantrein

« La faute aux fautifs », de Murièle Camac

« Les cimetières sont remplis de gens indispensables », de Timothée Rey

« Pedro », de Edith Azam

« Camarade », de Yannick Torlini

« Arrête ton cinéma ! », de Claude Ecken

« Citoyens-fans dès la maternelle », de Pierre Pelot

« Poudre au nez », de Kokoschka

« Moi, je, sarkophage* », de Tristan Felix

« Détenu comme un ver », de Kokoschka

« Compiègne qui foutra », de Jacques Demarcq

« Mille milliards deux mille d’abord ! », d'Alain Helissen

« France SARLs », de Georges Bormand

« L'Écran bleu de la mort », de Ketty Steward

« Machine à enfumer », d'Antoine Berce

« Sans titre », d'Albane Gellé

« Le bourbier sans nom… », de Li-Cam

« Seulement reprendre la main d’Edith, sans prendre langue et à mon tour passer la main », de Françoise Biger

« 1/rection », de Jean-Marc Couve

« Idit », d'André Gache

« Fatras politico-fantastique », de Marie-Catherine Daniel

« Résistance », de Christophe Nicolas

« Ensemble, pour un monde meilleur et une France Populaire forte », de Patrice Lajoye

« Empreinte écologique », de Théophile de Giraud

« Et libre soit cette infortune », de Palmal2

« 2012 ne connaît pas la crise », de Xavier Le Floch

« Se rincer le néant », de Tristan Felix

« Mission humanitaire », de Lucie Chenu

« Sommes-nous ? », de Cathy Garcia

Werner Lambersy

 

 

Repost 0
19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 19:44

C'est terrible, je ne vois pas passer le temps ! Nous sommes déjà le 19 avril, et je ne vous ai pas encore dit que le vendredi 20, c'est à dire demain, je serai en dédicaces à la librairie Album-Bédécin, à Toulouse, en compagnie de plusieurs autres auteurs dont certains doivent être des princes ou des princesses, puisqu'ils sont en fait des grenouilles.

 

Comment ça, c'est pas clair ce que je raconte ? Alors j'explique : les grenouilles sont le surnom que se donnent les membres du collectif CoCyclics, un groupe d'auteurs qui se bêta-lisent de façon très constructive, très structurée, et qui vont jusqu'à organiser des rencontres avec des écrivains ou des athologistes pour parler d'écriture et de publication. C'est ainsi que je suis récemment allée à Paris, pour discuter de la nouvelle avec Mélanie Fazi devant un parterre de grenouilles attentives. C'était une rencontre fort sympathique, et mon seul regret est de n'avoir pas pu bloguer plus tôt pour vous en parler ;-)

 

Or, il se trouve que certaines grenouilles habitent la ville rose qui, comme chacun le sait, est traversée par une mare surnommée "canal du Midi" ! Et cela a donné à Cathy Martin, la grande prêtresse libraire, l'idée de nous réunir pour une dédicace collective et ensoleillée.

 

Hum, ensoleillée, je ne sais pas, hormis dans nos coeurs, sans doute... Parce qu'en fait de soleil, il fait plutôt froid et pluvieux ces jours-ci dans le Midi !

 

Bref, je serai demain en dédicaces à la librairie Album-Bédéciné (7 rue Romiguières, à deux pas du Capitole), de 16 à 19 heures, en compagnie d'une belle brochette de cuisses de grenouilles et assimilés. Jugez plutôt :


Une fantastique brochette d'auteurs rassemblés pour vous par la librairie Album-BDciné (7 rue Romiguières, à Toulouse) :

• Jean-Claude Dunyach – auteur de romans et de nombreuses nouvelles > http:// jean-claude.dunyach.pagespe rso-orange.fr/accueil.html

• Lucie Chenu – anthologiste, auteure de nouvelles > http:// les-humeurs-de-svetambre.ov er-blog.com/

• Christophe Nicolas – auteur de "Un autre" et de "Projet Harmonie" > http:// www.editionsduriez.fr/20.html

• Cécilia Correia – auteure de "La Guilde de Nod" > http://cecilc.com/

• Laurent Mantèse – auteur de "Contes des nuits de sang" > http://www.ed-malpertuis.com/spip.php?article50

• Vanessa Terral – auteure de nombreuses nouvelles, anthologiste > http://hier-et-demain-ici-et-ailleurs.fantasyblog.fr/

• Aodez S. Bora – auteure de nouvelles > http://sytranoyume.blogspot.fr/

• Pierre Benazech / P.R. Tohril – auteur du "Piano aphone" et de nouvelles >http://www.tohril.com/

 

Je vous attends !

Repost 0
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 19:36

Le fanzine québécois Horrifiqueest à la recherche de textes pour son numéro spécial Femmes de l'Étrange. Ils doivent faire plus de 2000 mots et être axés sur l'horreur ou le fantastique.

Date limite d'envoi le 31 octobre 2012 pour la soirée de l'Halloween, à fanzinehorrifique[at]gmail.com

Les textes seront publiés en janvier 2013.

 

Rappel n°1 : dans les numéros « Femmes de l'Étrange » sont publiés des nouvelles écrites par des femmes, pas obligatoirement des textes dont les personnages sont des femmes.

Rappel n°2 : je relaye le message, mais je ne m'occuperai pas de la sélection des textes pour ce numéro. Ne m'envoyez donc surtout pas vos soumissions, elles seraient irrémédiablement perdues.

 

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans Livres - édition
commenter cet article
9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:23

edit du 11 mars, suite à certaines erreurs (dans mes affirmations) qu'on m'a signalées

 

Hier, avec le talent qu'on lui connaît, Pierre Assouline s'est fendu pour Le Monde.fr d'un article intitulé « Livres indisponibles : touchez pas au grisbi ! ». Il était question, vous l'aurez compris, de la loi sur la numérisation des œuvres indisponibles du XXe siècle et de la levée de boucliers qu'elle suscite çà et là – levée de boucliers soigneusement occultée par la plupart des médias – à l'exception notable d'Actualitté – ou « mieux », traitée avec dédain, au mépris parfois des règles de déontologie du journalisme. Il est tellement plus facile de tourner en ridicule ce qu'on ne comprend pas !

Non que Pierre Assouline se soit montré « méchant » ; il était juste, comme bien souvent, léger. Seulement voilà, il assénait un tel nombre de contre-vérités que ça m'a énervée. J'ai voulu commenter, mais il faut être abonné au Monde pour cela, et payer 15 euros pour pouvoir exprimer mon opinion est au-dessus de mes moyens. J'espérais que cet article serait aujourd'hui relayé sur le blog d'Assouline, La République des Livres, mais à cette heure, ça n'est pas le cas. Impossible aussi de trouver un contact. J'ai donc décidé de publier ma réponse ici, et d'en avertir Assouline en commentaire d'un autre de ses billets (accessible gratuitement, celui-là, aux commentaires). Ça sera celui qui parle d'Hemingway et de François Bon, le plus approprié puisqu'il y est question de droit d'auteur et que le droit d'auteur est au centre de nos préoccupations, lorsque nous nous penchons sur cette loi de dépossessionnumérisationdes œuvres indisponibles du XXe siècle. Cela dit, ce billet a déjà 665 commentaires, il m'étonnerait fort qu'Assouline se donne la peine de lire le mien, et ma réponse. Au moins, je me serais défouléeexprimée.

 

Cher monsieur Assouline,

 

Je regrette fort que dans votre empressement à faire un bon mot et à pourfendre l'auteur d'un blog concurrent du vôtre, vous n'ayez pas pris la peine de lire le texte de loi que vous défendez, ni la pétition que vous raillez. Vous y auriez découvert bien des choses et, pardonnez-moi l'expression, cela vous aurait évité d'écrire quelques âneries :

 

Vous dîtes en effet : « On s'organise pour monter un chantier dont le principe est louable : rendre disponibles des livres du XXe siècle introuvables en librairie en prenant en charge leur numérisation. Un projet de loi est rédigé. Des députés montent au front, à commencer par Hervé Gaymard (UMP), particulièrement actif sur la question, qui totalise le plus grand nombre d'interventions. La loi est votée, chose remarquable, à l'unanimité tant à l'Assemblée nationale qu'au Sénat (mais celui-ci a imposé et obtenu qu'au bout de dix ans les bibliothèques jouissent gratuitement des fichiers numériques). »

Là, vous faites une confusion : les bibliothèques ne jouiront gratuitement des fichiers numériques que des seules œuvres orphelines, et non de toutes les œuvres indisponibles. (« Art. L. 113-10. – L’œuvre orpheline est une œuvre protégée et divulguée, dont le titulaire des droits ne peut pas être identifié ou retrouvé, malgré des recherches diligentes, avérées et sérieuses. ») Et encore ne pourront-elles prêter que les fichiers des ouvrages qu'elles possèdent dans leurs fonds propres et à leurs seuls abonnés, ce qui élimine d'emblée l'avantage du numérique : l'effacement de la distance géographique. (« Art. L. 134-8. – Sauf refus motivé, la société de perception et de répartition des droits mentionnée à l’article L. 134-3 autorise gratuitement les bibliothèques accessibles au public à reproduire et à diffuser sous forme numérique à leurs abonnés les livres indisponibles conservés dans leurs fonds dont aucun titulaire du droit de reproduction sous une forme imprimée n’a pu être trouvé dans un délai de dix ans à compter de la première autorisation d’exploitation. »)

 

Un point partout la balle au centre, moi aussi je faisais une confusion. Les bibliothèques jouiront des fichiers numériques des oeuvres "dont aucun titulaire du droit de reproduction sous une forme imprimée n’a pu être trouvé dans un délai de dix ans à compter de la première autorisation d’exploitation." et par "aucun titulaire des droits, il faut entendre ni auteur ni éditeur ni ayant droit d'aucune sorte...

 

« Tous les semestres, le corpus sera largement annoncé dans les médias. Si l'auteur ou ses ayants droit ne manifestent pas leur opposition dans les six mois, le livre sera mis en ligne. »

En deux phrases, voilà déjà deux erreurs – qui montrent à quel point ce texte de loi est peu compris, mal expliqué et totalement déformé. Pour commencer, il n'est nulle part fait mention dans le texte d'annoncer le corpus de la banque de données dans les médias, cela est une pure affabulation. Les auteurs devront se débrouiller par eux-mêmes pour vérifier régulièrement la banque de données – au moins le Sénat a-t-il obtenu que cette BDD soit publique, ça n'était pas gagné au départ !

À pourfendre trop vite l'erreur de Pierre Assouline, j'en ai commis une autre (plus bénigne, il est vrai :) Ce sont les députés qui ont permis que la BDD soit d'accès libre et gratuit.

Ensuite, les héritiers ayants droit n'ont dans ce texte aucune possibilité de manifester leur opposition à la numérisation des ouvrages de leurs parents.

Alors, on me signale que les ayants droit auront les mêmes droits que les auteurs et qu'ils pourront s'opposer à la numérisation. Mais je ne suis pas convaincue, d'autres sources m'ayant affirmé que le droit moral n'était pas transmis de façon intacte aux héritiers des auteurs, et en particulier le droit de reproduction qui est l'un des droits moraux du droit d'auteur. Voir pour cela le Code de la Propriété intellectuelle.

 

« "Il était impossible d'envisager une négociation contrat par contrat en raison des coûts de transaction, cela aurait tué le projet", se justifie-t-on du côté du ministère. »

Et donc, puisqu'on n'a pas les moyens de faire les choses honnêtement, on modifie la loi afin d'autoriser la malhonnêteté ? Voilà une curieuse conception du droit, mais je veux bien croire qu'elle émane du ministère et non de vous.

On me précise que l'idée que les éditeurs n'avaient pas de temps ni d'argent à perdre en renégociant les contrats un par un figurait dans le texte initial de la proposition de loi.Elle est même la cause, l'explication de cette loi : "à l'heure actuelle, les éditeurs, acteurs naturels de la valorisation des oeuvres, ne peuvent pas envisager d'exploitation numérique marchande dans un environnement juridique sécurisé"

Ça n'en est pas moins... curieux. Malhonnête. Dégueulasse.

Mais ça n'est pas monsieur Assouline qui est ici en cause, on l'a bien compris.

 

« Une société de perception et de répartition des droits, gérée paritairement par des auteurs et des éditeurs, et contrôlée par des magistrats, est montée exprès ».

Contrôlée par des magistrats ? Où avez-vous lu ça ? Quel article du texte de loi, quelle ligne ? Ça m'intéresse prodigieusement ! Je voudrais bien, moi, que la SPRD soit contrôlée, mais j'ai dans l'idée que les magistrats sont débordés et que ça n'est pas leur boulot...

Et là, je plonge sous mon ordinateur afin qu'on ne se rende pas compte que je suis rouge comme une tomate. La 4e partie de l'article L. 134-3 dit "Les sociétés agréées remettent chaque année à la commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits mentionnée à l’article L. 321-13 un rapport rendant compte des moyens mis en œuvre et des résultats obtenus dans la recherche des titulaires de droits, qu’ils soient ou non parties au contrat d’édition." Je ne savais pas que cette commission permanente de contrôle était constituée de magistrats, ce qui prouve bien l'étendue de mon ignorance.

 

« elle proposera à l'éditeur historique d'un livre d'assurer le relais en lui facilitant l'accès au numérique ; à lui ensuite de fixer un prix afin de rendre le téléchargement "attractif" ; s'il n'est pas intéressé, d'autres éditeurs peuvent l'être. L'auteur partagera les profits à 50/50 avec l'éditeur »

Ce que vous omettez de préciser, c'est que ce partage à 50/50 se fera, non pas avec l'éditeur numérique (qui touchera sa part par ailleurs, comme il est normal pour tout entrepreneur qui fait son boulot), mais avec l'éditeur originel, celui qui a cessé d'exploiter l'ouvrage depuis des années, voire des décennies, se voyant ainsi récompensé pour avoir cessé son travail. À côté de ça, d'autres éditeurs se battent pour défendre et promouvoir leur catalogue. Eux n'auront pas droit à cette manne puisqu'il faut que l'œuvre soit indisponible, c'est à dire introuvable en librairie.

 

« conservant son droit moral et pouvant exercer à tout instant son droit de sortie du dispositif. »

Ceci est faux : l'auteur n'a que six mois pour exercer son « droit de sortie », six mois à compter d'un événement dont il ne sera pas informé : l'inscription de son ouvrage dans la base de données. Au-delà de ce délai, il ne pourra exercer son droit de sortie que « s’il juge que la reproduction ou la représentation de ce livre est susceptible de nuire à son honneur ou à sa réputation », mais pas s'il préfère que son livre paraisse dans d'autres conditions, avec un véritable contrat et un véritable travail éditorial. Il y a aussi, plus loin, ce « À défaut d’opposition de l’auteur apportant par tout moyen la preuve que cet éditeur ne dispose pas du droit de reproduction d’un livre sous une forme imprimée » dont on ne sait pas exactement à quelle période il s'applique, mais dont on comprend bien que son résultat est de mettre des bâtons dans les roues des auteurs voulant s'opposer à l'exploitation de leurs ouvrages par ce dispositif, puisqu'il les oblige à supporter la charge de la preuve – preuve d'une négation, qui plus est, amusez-vous avec ça !

 

« Le coût de l'opération est estimé entre 20 et 30 millions d'euros »

Tiens, j'ai vu passer entre 50 et 100 millions d'euros... Mais on ne va pas chipoter pour un détail de ce genre, surtout que j'ai la flemme de rechercher la source (oui, j'ai ce défaut : j'essaie de citer mes sources).

 

« financés par la Caisse des dépôts et consignations. »

Très exactement, l'opération est en partie financée par le « grand emprunt », lequel, en ce qui concerne le numérique, est géré par la Caisse des dépôts et consignations. Mais on est bien d'accord sur l'essentiel : cette opération qui vise à exploiter des ouvrages indisponibles sera en grande partie financée par l'argent public – parce qu'il n'y a aucune dépense plus urgente que d'exploiter des œuvres sous droit sans l'assentiment de leurs auteurs. Et à ce propos, avant de rémunérer l'éditeur numérique, l'éditeur papier originel et l'auteur ou ses ayants droit, la SPRD devra rémunérer les capitaux investis. (Ça, c'est dans l'accord-cadre signé entre le ministre de la culture, le commissaire à l'investissement, le SNE, la BnF et la SGDL, qu'on peut télécharger à partir de http://www.actualitte.com/actualite/monde-edition/societe/exclusif-l-accord-cadre-sur-la-numerisation-des-oeuvres-indisponibles-32264.htm)

 

« Delfeil de Ton y voit pourtant "une arnaque" au motif que cette loi déposséderait les auteurs à seule fin d'engraisser les éditeurs. Et notre confrère d'imaginer déjà les administrateurs du braquage se gobergeant sur le dos d'auteurs à six pieds sous terre et d'introuvables ayants droit, avec force bureaux luxueux, voyages d'études, banquets et décorations, grâce aux émoluments versés par la société de perception ! »

Et vous de vous auto-congratuler de vos bons mots alors que vous déformez totalement les textes (de loi, de blogs, etc.) et la pensée de leurs auteurs...

Pour que vos lecteurs puissent se faire une idée par eux-mêmes, je vous suggère de donner le lien de l'article de Delfeil de Ton : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120305.OBS2888/truanderie-magnifique.html (toujours citer les sources...)

 

« On entend là l'écho d'un mouvement dont le romancier Ayerdhal est le fer de lance, avec des auteurs regroupés au sein du collectif "Le droit du serf", autour d'une pétition contestant formellement cette loi : elle leur paraît trop favorable aux éditeurs aux dépens des auteurs, et instituerait rien de moins qu'un "piratage officiel et général des oeuvres littéraires du XXe siècle". »

Eh oui ! Vous ne trouvez pas, vous, qu'une loi qui autorise la publication d'ouvrages sans demander leur accord aux auteurs et en rémunérant les éditeurs qui ont cessé de travailler lesdits ouvrages est beaucoup trop favorable aux éditeurs aux dépens des auteurs ? 

 Enfin, quoi ! Faire passer un coût de négociation avant tout ? Et pire, l'inscrire dans la loi, dans le Code de Propiété intellectuelle ? MODIFIER LE CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE POUR EXPLICITEMENT FAIRE PASSER L'EXPLOITATION AU PROFIT DES ÉDITEURS AVANT LE DROIT D'AUTEUR !!!

Il aurait été si simple de proposer la numérisation par l'intermédiaire d'une SPRD, mais de n'autoriser l'exploitation des ouvrages par ce biais qu'à la condition expresse d'avoir obtenu l'accord des auteurs ou de leurs ayants droit. Mais on comprend bien que les bénéfices auraient été moins juteux pour les éditeurs.

 

Allez, encore quelques liens pour que chacun puisse vraiment savoir de quoi nous parlons, vous et moi.

Le texte de loi voté à l'unanimité par les dix députés présents : http://www.assemblee-nationale.fr/13/ta/ta0865.asp et tel qu'il a été promulgué : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025422700&dateTexte&categorieLien=id (oui, il y a des différences)

 

Enfin, la pétition initiée par Le Droit du Serf http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21047 qui court toujours ; nous demandons l'abrogation de cette loi. Si vous la lisez, vous réaliserez à quel point le titre de votre article est faux : les signataires se fichent du grisbi et se battent pour le droit moral, non pour les droits patrimoniaux.

 

Lucie Chenu


Post-scriptum : j'allais oublier un point important. Pour que ma réponse soit compréhensible, il m'a fallu reproduire quelques phrases de l'article. Si son auteur ou ses ayants droit y voient quelque inconvénient, qu'ils n'hésitent pas à me contacter pour que je limite mes citations. Je m'en voudrais d'attenter au droit d'auteur de qui que ce soit !

 

 

  (edit : faute de frappe)

 

 

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans Livres - édition
commenter cet article
6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 13:18

Actualitté m'a proposé de publier en tribune ma réponse au communiqué de la SGDL, réponse que j'avais publiée dans un précédent billet de blog, parce qu'elle était trop longue pour tenir en commentaire sous l'article d'Actualitté relayant ce communiqué. De cette tribune découle une conversation intéressante avec Juriste. Intéressante, entre autre, parce qu'elle me donne l'occasion de mettre par écrit mes réflexions, et donc de tenter de les organiser le mieux possible. Voilà ma dernière réponse ; j'ai souhaité la reproduire ici pour faciliter la discussion avec les lecteurs de mon blog.

 

« Le droit de retrait et de repentir, attributs du droit moral, par exemple, ne sont pas transmis aux héritiers. Le droit de refuser la divulgation ne saurait dégénérer en abus notoire (…) La jurisprudence est cependant fluctuante sur cette question, mais on voit se dessiner deux courants, l'un favorable à un droit "individualiste" opposé à un "droit de la culture" (voir Lucas, Traité de propriété intellectuelle, n°476 et s.). C'est cette dernière tendance que l'on retrouve dans la loi. » Donc, si j'ai bien compris, on préfère que l'État et des entrepreneurs tout ce qu'il y a de plus privés, les éditeurs numériques, s'arrogent le droit de divulgation – et les pépettes qui vont avec ? C'est une façon de voir.

Le fait de dire « au bénéfice de l'oeuvre » me paraît très – je ne dis surtout pas ça pour vous, j'ai bien compris que l'expression était d'usage – hypocrite. On ferait mieux de dire « au bénéfice de l'exploitant » ou encore « au bénéfice du consommateur ». Ça serait franc et ça n'induirait pas en erreur.

 

« Je suis d'accord avec vous sur l'existence de maladresses dans la loi. Il était aisé d'imposer une obligation d'information de l'éditeur à l'auteur quand l'oeuvre n'est pas orpheline et un allongement de la période pour refuser l'inscription dans la base de données. » C'était tellement facile que j'ai du mal à croire à de la maladresse. J'ose espérer que pour rédiger un projet de loi, il faut un minimum de connaissances sur le sujet et de compétences en droit, non ?

 

Danse votre résumé de la loi, vous dites « L'auteur peut apporter la preuve que l'éditeur ne dispose plus des droits d'exploitation (art. L. 134-5 al. 4) », c'est même pire que ça ! L'article dit L. 134-5 « À défaut d’opposition de l’auteur apportant par tout moyen la preuve que cet éditeur ne dispose pas du droit de reproduction d’un livre sous une forme imprimée ». C'est-à-dire que l'auteur, s'il veut s'opposer à la numérisation et à l'exploitation de son texte par une SPRD ou bien s'il l'accepte, mais entend toucher l'intégralité des droits d'auteur, DOIT apporter la preuve que l'éditeur ne dispose pas, ou plus, des droits d'exploitation. Ce qui est loin d'être simple – et pose le problème des publications sans contrat, plus fréquentes qu'on ne le croit ! Quant aux héritiers ayants droit, il est très peu probable qu'ils aient en leur possession les contrats d'édition de leurs parents.

 

J'ai une question à propos de « En revanche, l'auteur, seul, peut s'opposer à l'exploitation du livre en cas d'atteinte à son honneur ou sa réputation (L. 134-4) ou s'il prouve qu'il est le seul titulaire des droits (art. L. 134-6). » Un auteur peut-il s'opposer (s'il a laissé passer le délai de six mois) à cette numérisation et à cette commercialisation grâce à l'argent public, en arguant du fait qu'il a signé la pétition demandant l'abrogation de cette loi et que voir ses œuvres ainsi exploitées nuirait à son honneur ? Et peut-il, par la suite, publier son ouvrage chez un éditeur numérique qui lui proposerait un contrat en bonne et due forme ?

 

« Ce n'est pas parce qu'un livre est "épuisé" que l'éditeur ne dispose plus des droits d'exploitation. » on est bien d'accord :)

 

« Le problème est d'inciter certains éditeurs à recourir à la numérisation des oeuvres. » Le problème ? Pourquoi est-ce un problème et pour qui ? Si c'est pour certains auteurs qui souhaitent voir leurs œuvres connaître cette seconde vie, sans avoir à passer par un autre éditeur, alors oui. Mais...

 

« La loi procède ici à une présomption d'accord qui est critiquable, je vous l'accorde. Mais n'est-ce pas dans l'intérêt de l'auteur ? Diffuser son oeuvre à plus grande échelle avec un complément de revenus ? » La présomption d'accord est critiquable et plus encore. C'est quelque chose qu'on attend dans un accord commercial, mais pas dans un texte de loi, pas dans une modification du Code de la Propriété intellectuelle ! Et pourquoi ne pas inscrire dans la Constitution qu'on part du principe que tout est à vendre, tant qu'on y est ?

 

Cette présomption d'accord n'est pas du tout dans l'intérêt de l'auteur, et cela pour de multiples raisons :

 

Une œuvre n'est pas figée. Un écrivain est un être vivant et sa pensée évolue. Les auteurs d'essais, de thèses ou de manuels, qu'ils soient philosophes, scientifiques, prêcheurs religieux, engagés politiquement ou toute autre chose, n'ont pas les mêmes connaissances aujourd'hui qu'il y a vingt ans, ils ne vivent pas dans le même monde, dans le même contexte technique, politique ou économique, ils ne pensent pas de la même façon (ou alors, ce sont des robots). Et ils peuvent ne pas vouloir que leurs premiers écrits soient portés, maintenant, à l'attention du public, alors qu'ils tentent de faire passer un autre message. L'écriture et le style des romanciers évoluent avec le temps et ils peuvent parfaitement ne pas souhaiter que leurs lecteurs actuels lisent leurs œuvres de jeunesse, plus maladroites, ou leurs écrits alimentaires, datant de leurs périodes de vaches maigres. Présumer l'acceptation de l'auteur me paraît aussi indigne que... présumer qu'une fille accepte les avances d'un garçon. C'est un viol de la pensée – ou du moins, cela peut l'être pour certains.

 

Alors, on peut répliquer « oui, mais le marché de l'occasion... » Ce marché-là est restreint, et ne fait pas concurrence – ni du point de vue financier, ni du point de vue de la pensée – aux publications actuelles d'un auteur, comme risque de le faire un marché du numérique chapeauté par l'État (les numérisations seront payées par l'argent public, quoique les bénéfices doivent être engrangés par des entrepreneurs privés).

 

On peut aussi dire – je l'ai déjà entendu – « comment feront les historiens s'ils ne peuvent aller aux sources ? » À cela je réponds qu'il y a le domaine public, pour fouiller les écrits des auteurs sans leur demander la permission, et qu'à titre personnel, je serais pour une diminution drastique du délai avant l'entrée des œuvres dans le DP. Mais évidemment, cette solution n'est pas retenue parce que le but de cette loi n'est pas d'agir « dans l'intérêt de l'oeuvre » ou dans celui des lecteurs, mais bien dans l'intérêt financier des éditeurs.

 

Enfin, « diffuser son œuvre à plus grande échelle avec un complément de revenus » présuppose que le revenu, par le biais de la SPRD, sera conséquent pour l'auteur. Pourtant, si l'on y regarde bien, on voit que la SPRD aura des frais de fonctionnement, qui seront imputés sur le prix des e-books, et qu'elle devra verser des intérêts (c'est dans l'accord-cadre conclu entre le ministre de la Culture, la SGDL, le SNE, la BnF et le Commissaire à l'Investissement) – puisque qui dit « grand emprunt » dit « placement financier », et donc « intérêts » ; on rémunère les « actionnaires », en quelque sorte. La SPRD devra aussi dégager le bénéfice de l'utilisateur – l'éditeur numérique – et partager les « droits d'auteur » entre l'auteur (ou ses ayants droit) et l'éditeur originel, qui, je le souligne une fois de plus parce que ça me scandalise vraiment, sera RÉMUNÉRÉ PARCE QU'IL A CESSÉ DE TRAVAILLER. (En effet, un éditeur qui continue d'exploiter l'oeuvre, donc de faire son travail, ne rentre pas dans ce système.)

 

Du coup, le revenu de l'auteur, quel sera-t-il ? Sincèrement, je ne crois pas qu'il sera très élevé. Il y a de fortes chances pour qu'il le soit moins qu'avec un éditeur numérique signant un contrat à l'auteur, le laissant corriger, voire remanier, son ouvrage, ce qui est un plus pour les lecteurs et donc un argument de vente.

 

Enfin, il y a des auteurs qui souhaitent que leurs premiers ouvrages soient mis à disposition gratuitement. Ceux qui connaissent Internet les publient en licence Creative Commons, mais les autres ?

 

« Je comprends cependant vos réserves fort légitimes. » Merci  :) et merci de cette discussion.

 

edit : de nouveaux commentaires de Juriste sont arrivés, j'ai donc à nouveau commenté, et ça donne ça : "Ah, je n'avais pas vu vos commentaires d'aujourd'hui, seulement ceux d'hier :)


Vous dites "L'auteur peut demander à sortir du dispositif de gestion collective et exploiter lui-même en vertu de l'article L. 134-6 du code de la propriété intellectuelle" mais il est bien précisé "s’il apporte la preuve qu’il est le seul titulaire des droits définis audit article L. 134‑3." Ce qui est ballot, c'est que j'ai beau scruter en tout sens ledit article L. 134-3, je n'y trouve aucune définition des "droits" !"

Repost 0