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  • : Les Humeurs de Svetambre
  • Les Humeurs de Svetambre
  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 12:15

Où s'en est donc allée, ma mémoire proverbiale ?

Où mon intelligence ? Où mes capacités ?

Où sont partis les mots que jadis j'employais

Sans devoir réfléchir à ce qu'ils signifiaient ?

 

Pourquoi dois-je à présent cogiter sans relâche

À ce qui venait seul, en fulgurant réflexe ?

Je serais donc foutue, déculturée, perdue ?

Incapable d’apprendre, incapable d’agir ?

 

Quelle est donc cette épreuve que m’envoient les années ?

Quel est ce drôle de test ? Est-ce un apprentissage ?

Où donc est l’enseignant qui devrait me guider

Dans les méandres obscurs des neurones embourbés ?

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 16:21

Je neige si je veux, n'en déplaise aux fâcheux

Qui voudraient m'obliger à conjuguer leurs règles.

Je neige des cristaux de glace qui dégèlent

Aux rides sillonnant le côté de mes yeux.

 

Je peux aussi pleuvoir à larmes chaudes ou froides.

Elles seront moins amères que si je pleurais,

Mais pourraient être acides, si l'on me nourrissait

De haine et de rancœur qui laissent la nuque roide.

 

Je voudrais avant tout ensoleiller les cœurs,

Pourtant je neigerai tant qu'on voudra me taire,

Et si mes flocons fondent à cause de ma chaleur,

Alors, oui, je pleuvrai, et je pleuvrai encore.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 19:55

 

Un sentiment de vide et d'inutilité

M'envahit tout entière et chasse la gaité

Qu'avait fait naître en moi l'idée de te revoir.

 

Envahissent mon âme faux amis, faux espoirs

Qui déchirent mon cœur de leurs griffes acérées.

C'est au tour de la peur que ne peut rassurer

Aucune belle parole, aucune mélodie,

Sauf peut-être la sirène d'un cargo qui s'enfuit.

Son chant strident, cruel, fait souvent naître en moi

Quelque état qui ressemble à ce qu'était la joie.

 

Je me rappelle alors, avec grande émotion,

Une musique rock, un accent, une chanson,

Et je ferme les yeux et me crois transportée

Dans tes bras, dans tes rues, mon Havre bien-aimé...

 

 

 

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 20:36

Retrouverai-je un jour cette étreinte chaleureuse

Qui me réconfortait sans que j'en aie conscience ?

Retrouverai-je un jour cet amour sans limites,

Et inconditionnel, qui m'a ainsi construite ?

Ça fait plus de dix ans, dix ans que tu n'es plus,

Et tu me manques autant qu'au jour de ton trépas.

Ça fait plus de dix ans. Qu'ai-je accompli, dis-moi,

Qui vaille un peu la peine de t'avoir survécu ?

 

Lorsque j'étais enfant, je croyais que plus tard,

Quand je serais bien vieille, je connaîtrais le monde.

Je voulais voyager, je voulais tout savoir,

Parler toutes les langues, pratiquer tous les arts.

Je rêvais de musique et je me voyais peintre,

Et quand tu m'écoutais, dans tes yeux, je lisais

Que tu avais confiance et qu'en moi tu croyais.

Et avec enthousiasme, tu entretenais mes songes.

 

Il m'arrive de penser qu'il aurait mieux valu

Que tu fasses de moi une fille bien élevée

Qui saurait cuisiner, qui saurait jardiner,

Qui ferait le ménage et n'aurait jamais lu

que ses livres de classe, des livres de recettes,

Et qui n'aurait jamais découvert la SF.

Mais voilà, tu n'étais ni polie ni très sage,

Et tu as fait de moi ce qu'en moi tu voyais.

 

Il est dur le chemin de cette liberté

Qu'il faut sans cesse encore à nouveau défricher.

Difficile d'y croire quand tout autour de soi

Le monde est différent, les gens disent « halte là ! »

Difficile de transmettre sans pour autant forcer

À suivre nos propres pas l'enfant qu'on a porté.

Difficile d'aider, comme toi tu l'as fait.

Difficile d'aimer, et puis de respecter.

 

Et maintenant que tu n'es plus là, près de moi,

Pour m'insuffler ta force, ton courage, ta foi,

Saurai-je continuer ? Saurai-je, comme toi,

M'accomplir dans mon œuvre et répandre la joie ?

Tu me manques, tu sais, mais je dois maintenant

Dépasser mon chagrin, oublier ma maman.

Me passer de béquille et bâtir mon bonheur

Comme l'enfant grandie que je suis malgré moi.

 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 11:45

Salut, ô Atlantique

Épique et fantastique.

C'est bon de te revoir,

Et même de te boire.

 

Le roulement incessant

De tes vagues salées,

Bruyantes et ensablées

Me lave et me délasse.

Toutes les pensées sales,

Mauvaises, et tout le stress

S'en vont en me laissant

Vide de tout devoir,

Vierge de tout rêve,

Et je ne songe à rien.

 

Les émotions me quittent

Au sein de l'Atlantique.

Je flotte, l'esprit serein,

Au rythme du reflux.

Je suis comme apurée

Et mon âme s'allège

Des peines et des soucis

Qui lui pesaient si lourd,

Des joies et des bonheurs

Qui lui tenaient si chaud,

Jusqu'à ce qu'elle ne soit

Plus qu'une bulle légère

Qui s'élève dans le ciel.

 

Et je découvre alors

Toutes les autres bulles

Qui s'envolent au vent

Rugissant au-dessus

De nos corps allongés,

Flottant, éparpillés,

Autour de la carcasse,

De l'épave éventrée,

Du navire chaviré.

 

Et nos cadavres roulent

Au sein de l'Atlantique.

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 08:42

Quand les sommets lointains se festonnent de nuages,

Lorsque le vent forcit à faire tournoyer,

Que les feuilles s'arrachent des verts peupliers,

Que les noyers grêlent dru leurs fruits sur nos têtes,

Que les grondements roulent tout là-haut sur les crêtes,

Alors c'est là le signe que les dieux sont en rage.

Quand le sable s'élève et s'avance en crissant,

Que des tornades se forment et vont, menaçant

Ce qui par malheur est sur leur voie, spiralant,

Quand le tonnerre éclate, annonce enfin l'orage,

Quand les vagues se haussent pour embrasser l'éclair,

Alors c'est qu'il est temps de déserter la plage

Avant que, délaissant toute pudeur amère

L'océan déchainé n'exhibe sa colère

Et ne détruise tout, le long de son passage.  

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 16:08

Il m'interdisait,

Certains soirs,

De lire

Et aussi de dormir.

Je devais écouter,

Allongée,

Dans le noir,

Chaque coup de battoir.

Je devais écouter

Chaque insulte,

Chaque cri,

Pour en prendre de la graine.

Graine de quoi ?

Graines de haine

Enfilées telles les perles

D'un collier maléfique

Qui me serrait le cou

À m'en étrangler,

M'empêchait de bouger,

De pleurer,

De parler.

 

Je ne devais pas lire,

Mais j'avais un secret :

Pas besoin des écrits

De Bidule ou d'Untel.

Je savais faire naître

La magie des histoires

Qui emportent les enfants

Au Pays du Bonheur

D'où les monstres sont bannis.

Alors, je restais

Allongée

Tout comme il l'avait

Ordonné.

Mais mon esprit délié

Vagabondait

Et il s'en est allé

Loin de ce corps meurtri,

Loin des coups,

Loin des cris,

Pour toujours,

Il est parti.

.../...

 

Le 9 juin 2012

La suite existe, elle n'est pas destinée à ce blog.

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 17:23

Je n’ai pas d’amie, pas de sœur,

Personne à qui dire mes malheurs,

Ni d’ailleurs mes bonheurs.

 

Personne vers qui vider l’angoisse

Qui me submerge, me colle, me poisse

Me gonfle le cœur de nausée.

 

Pourtant, j’écoute, sereine,

Les ennuis, les soucis, les problèmes

Du peuple dont je suis la reine.

 

De tout mon entourage,

Je supporte la rage,

J'écoute d'un air sage.

 

Mes suivantes me rapportent

Que l'ennemi est à nos portes,

Qu'il attaque sans répit.

 

Nombre des miennes ont péri,

Percées de son dard mortel,

Dévorées par le frelon cruel,

 

Alors qu'à la ruche elles rentraient,

Chargées du pollen doré

Dont elles tirent notre miel.

 

Mais laissons là ce fiel

Je dois remplir notre havre,

Produire plus de larves

 

Qui seront bâtisseuses,

Soldates ou butineuses,

Tandis que je resterai

Pour toujours une pondeuse.

 

Il y aura quelques faux-bourdons

Qui m'aimeront et en mourront,

Tandis que mes filles se battront

Sans relâche contre les frelons.

 

Tel est le destin cruel

De la reine des abeilles

Qui n'a pas d'amie, pas de sœur

À qui confier ses malheurs.

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:48

À quoi me sert de vieillir

si les maux de la jeunesse

font encore souffrir

et mon corps, et ma tête.

 

À quoi me sert de vieillir

si les mots de la sagesse

ne peuvent envahir

et mon cœur et ma tête.

 

À quoi me sert de vieillir

si l'épreuve traversée

empêche de mûrir

l'amour et la tendresse.

 

À quoi me sert de vieillir

si la haine, la douleur

m'interdisent de chérir

les jours qui me restent.

 

À quoi me sert de vieillir

si ce n'est que pour gémir,

si c'est pour regretter

les heures qui s'en sont allées…

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:45

Aurais-je été la même

si tu avais épousé

cet homme que tu aimes

de toute éternité ?

Aurais-je seulement,
seulement existé

si un nouvel amant

ne t'avait fécondée ?

Aurais-je possédé

mon âme, dans un corps

qu'un autre aurait créé ?

Aurais-je, plus encore,

connu la même vie

si tu étais partie

au-delà de la mer

si tu t'étais enfuie

dans un autre pays,

pour vivre enfin ta vie

ton amour interdit

en toute liberté ?

 

 

 

 

 

 

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