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  • : Les Humeurs de Svetambre
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  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 19:50

AVIS AUX AMATEURS DE POLAR, DE FANTASTIQUE ET DE BD

Pour savoir comment le Sacré Graal, retrouvé dans une grotte ariégeoise, s'est auto-détruit sur les pentes de la colline de Rennes –le-Château il faut lire :

L'héritage maudit de Rennes-le-Château

 Tome XIII des Aventures de Harry Dickson, le Sherlock Holmes américain, qui vient de paraître, le 16 septembre 2009, aux Éditions Soleil.


 

Scénario de Richard D. Nolane, dessins d'Olivier Roman.


 

Dans ce nouvel opus le célèbre détective enquête pour la première fois en France et pas dans n'importe quelle région : au cœur de l'Occitanie Mystérieuse.  Il est toujours accompagné de la charmante Tania Symons et du professeur  Linyon St Ives, le seul personnage de BD qui existe aussi en chair et en os (mieux que Tintin, Astérix, Lucky Luke, Blake et Mortimer réunis) sous les traits d'Yves Lignon, le mathématicien universitaire toulousain, chasseur de mystères bien connu.

 

 

Et que tous les amateurs de Jean Ray se précipitent pour lire l'article d'à-côté où il est question de Malpertuis, et encore une fois de Harry Dickson !


 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 20:10

Bien plus qu’une bande dessinée, Filles perdues est un livre qui séduit la vue, l’intellect et les sens. La vue, parce que les dessins de Melinda Gebbie sont d’une beauté inouïe, l’intellect, parce que le scénario d’Alan Moore est tout à la fois original, intéressant et bourré d’astuces, de clins d’œil et d’humour, les sens parce que l’érotisme en est le thème, et que les deux auteurs – mariés par ailleurs – ont su servir leur propos d’une façon à la fois crue et délicate pour réjouir et faire jouir.

 

L’histoire est celle de trois héroïnes de contes féeriques modernes, Alice (du Pays des merveilles et de l’autre côté du miroir), Wendy (de Peter Pan) et Dorothy (du Magicien d’Oz), qui se rencontrent, dans un hotel quelque part en Autriche peu de temps avant l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, événement déclencheur de la Première Guerre Mondiale, se lient d’amitié tendre et se racontent les histoires étranges qu’elles ont vécu plus jeunes. Ces histoires ont bien peu en commun avec les romans de Lewis Caroll, James Matthew Barrie et L. Frank Baum. Ainsi, Alice, une vieille lady lesbienne, a-t-elle vécu dans sa jeunesse une expérience traumatisante avec un ami de son père, expérience qui lui aura donné le goût des drogues, la peur des hommes et l’amour des femmes. Wendy, épouse frustrée et mère de famille, a connu la passion avec un voyou prénommé Peter quand elle était jeune. Dorothy, jeune américaine un brin vulgaire (elle se décrit elle-même comme une simple fille de ferme), après avoir découvert les délices de la masturbation pendant un cyclone ravageur, séduit tous les garçons de ferme de son entourage, et les décrit de telle façon qu’on reconnaît très bien l’épouvantail, le lion craintif et le robot du Magicien d’Oz. Chacune a été menée si loin, par l’orgasme, qu’elle a atteint le Pays Imaginaire – ce qui a donné lieu aux légendes que nous connaissons.

Ainsi, ces trois femmes, d’âges et de condition très différentes, se rencontrent, se lient d’amitié et surtout se racontent des histoires érotiques en se faisant l’amour. Il y a quelque chose de la Déesse-Mère dans cette triade comme dans les triades des déesses de l’Antiquité grecque ou celte. Quelque chose de sombre et d’inquiétant, de séduisant, d’excitant, dans cette tresse d’histoires érotiques, dans cette « compétition » qui rappelle, d’ailleurs, les règles observées par les bardes se lançant des défis.

Filles perdues est en fait composé de trois volumes qui, dans la version originale, étaient parus en coffret. Ces trois livres ont des tonalités assez différentes, même si cette différence est subtile. Le premier, c’est la rencontre et la séduction. Le second, l’apothéose et la pornographie joyeuse. Mais à la fin de celui-ci, la vie réelle se dessine en filigrane avec la déclaration de guerre et le troisième livre est celui de la déchéance. Le monde s’écroule autour des trois femmes, et les histoires qu’elles se racontent sombrent dans la perversité : inceste, sadomasochisme, usage de plus en plus fréquent de la drogue, viol, prostitution… Pourtant, elle restent pures au milieu de ce qu’elles vivent, car elles le vivent de leur plein gré.

Le plus extraordinaire, dans Filles perdues, reste toutefois le visuel.

L’illustratrice, Melinda Gebbie, a utilisé différentes facettes de son art pour chaque type d’histoire. Selon la narratrice, les dessins auront des couleurs vives, pastel ou sombres. Le noir & blanc est aussi beaucoup utilisé, en particulier pour reproduire les illustrations d’un livre que chaque hôte trouve dans sa chambre, que certains prennent pour une Bible et qui, en fait, est une compilation de textes érotiques. Le parallèle qui est fait entre certaines scènes vécues par les protagonistes et certains passages de ce livre que eux-mêmes ou leur compagnons lisent au même instant est saisissant. Tout comme est particulièrement étonnant le « jeu de scène ». Ainsi, cette lampe placée en contrebas qui éclaire Wendy et son époux se livrant à des occupations banales, l’une sa couture, l’autre sa lecture, tandis que les ombres projetées sur le mur racontent une toute autre histoire, plus que suggestive ! Et ces deux chapitres qui se suivent et montre les quatre mêmes personnage, Alice, Dorothy, Wendy et son mari, au restaurant, le premier suivant le dialogue entre Alice et Dorothy, le second entre Wendy et son mari ! Melinda Gebbies a utilisé tellement de possibilités qu’on peut relire et re-regarder Filles perdues et découvrir d’autres détails qu’on n’aura pas remarqué la première fois – sans doute trop occupé qu’on était à contempler les membres respectables de ces messieurs et les chattes délicates de ces dames… Car Filles perdues est cru, nettement, et si les premières pages semblent ressortir plutôt de l’érotisme soft, celui-ci se fait de plus en plus hard à mesure que l’histoire plonge dans une dépravation qu’on n’aurait pas imaginée au début, à tel point qu’on finit par comprendre la raison du macaron « réservé aux adultes – interdit aux mineurs », macaron qui m’avait, au début, laissée dubitative – je n’ai jamais vu de telle mention sur Histoire d’O de Pauline Réage dessinée par Guido Crépax, ni sur Les Petites Filles modèles d’après la Comtesse de Ségur, illustrées par Georges Lévis, et pourtant, certaines scènes de ces bandes dessinées ne sont clairement pas pour les enfants !

Je vous ai gardé pour la fin quelque chose qui m’a particulièrement plu, que je n’ai pas remarqué tout de suite, pourtant. La construction, l’architecture des pages, varie en fonction des personnages dont elles racontent l’histoire. Ainsi, les histoires d’Alice sont-elles mises en scène dans des cases ovales, ce qui donne un charme suranné à ses souvenirs, une rondeur à ces scènes lesbiennes d’où sont bannis, ou presque, les hommes (et puis, une forme de camée pour une droguée, n’est-ce pas délicieusement subtil ?). Celles de Wendy, au contraire, sont dessinées en cases rectangulaires, des rectangles debout, dressés, comme en érection, comme sont debout la plupart des personnages quelle que soit l’action qu’ils mènent. Dorothy se raconte en rectangles couchés, comme est souvent couchée la fille de ferme, Marie-couche-toi-là consentante et volontaire, provocante et naïve à la fois. Quant aux scènes du présent, celles que vivent les trois femmes, mais aussi les quelques hommes et femmes qui les entourent – époux, amant, directeur d’hôtel, valets et soubrettes – elle s’érigent en cases carrées, directes, classiques, pour ne pas dire normales.

Vous l’aurez compris, Filles perdues est une œuvre fabuleuse, de celles qu’on met en haut de l’armoire pour que les enfants ne la trouvent pas, et en haut de la pile des œuvres préférées, celle où l’on range les chefs d’œuvre.

Lucie Chenu



chronique mise en ligne sur le site de la Yozone le 2 mai 2008. Et je vous conseille vivement d'aller y faire un tour, pour la sélection d'images qui illustre véritablement mes propos    et pour les références, bien sûr !
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 09:14
Je reprends ma publication de chroniques BD avec l'une d'elles qui me tient particulièrement à coeur ; c'est l'une des BD les plus bouleversantes que j'ai lues...

Cette chronique est parue sur la Yozone le 17 juillet 2007

Mina Loween (T1) Cœur de goulue, par Nori, Lillycat, Lylian, Les Humanoïdes Associés

Mina est une collégienne mal dans sa peau, surtout depuis la mort de sa mère, quatre ans auparavant. En ce début des vacances de la Toussaint, elle est particulièrement déçue que son amie Kathy ne puisse rester, comme prévu. Les deux adolescentes comptaient bien faire la fête ensemble la nuit d’Halloween, mais Kate doit se rendre à Bordeaux où l’un de ses oncles est au plus mal. Mina rentre, triste, chez elle, se dispute avec son père et sa belle-mère.

 

C’est au cimetière qu’elle passera la soirée, seule – enfin, au début. Sur la tombe de sa mère qu’elle, au moins, n’oublie pas. Elle y fera des rencontres plus étonnantes les unes que les autres, et découvrira le monde des Goulus (les morts) qui ne rêvent que de se nourrir de l’énergie vitale des Charnus (les vivants).

 

Nori et Lylian avaient déjà co-écrit le scénario de L’Éveil du Kurran, illustré par Dune, ils réitèrent avec cette histoire de fantasy urbaine qui part du quotidien le plus ordinaire pour arriver dans un monde de rêves et de cauchemars. Les dessins de Lillycat rendent à merveille le mélange de joie et de tristesse qui caractérise Mina. Les visages donnent aux personnages une allure de marionnettes ballottées par les événements, les couleurs irradient l’énergie des Charnus, mais aussi leurs sentiments, ainsi que la faim des Goulus. Le résultat de cette rencontre entre un univers, par définition morbide, et des couleurs parfois flashy est un véritable conte de fées moderne, parfaitement ancré dans l’adolescence et ses douleurs, ses bonheurs, et ses terribles questions existentielles.

 

Au-delà du (grand) plaisir de lecture, Mina Loween est une série qui fait réfléchir à la valeur des choses de la vie. Les ados, comme leurs aînés, y trouveront de quoi méditer, ce qui n’est pas si fréquent en bande dessinée.

 

Lucie Chenu

 

_ {{Fiche technique}}

- {{Titre :}} Cœur de goulue (T1)

- {{Série :}} Mina Loween

- {{Scénario :}} Nori & Lylian

- {{Dessin :}} Lillycat

- {{Couleurs :}} Lillycat

- {{Lettrage :}} Ségolène Ferté

- {{Éditeur :}} Les Humanoïdes Associés

- {{Site officiel :}} Mina Loween

- {{Profil sur MySpace :}} Mina Loween – Official

- {{Le Blog de Lylian :}} Lylian K’s blog – scénariste

- {{Le Blog de Lillycat :}} Lillycat

- {{Pages :}} 48 pages (couleur)

- {{Dépôt légal :}} juin 2006

- {{ISBN :}} 2 7316 1748 9

43 0985 2

- {{Prix public : 12, 90 €}}
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 13:33
Or donc, voici ce que j'écrivis pour la Yozone, à propos de Kaamelott (T1) L’Armée Du Nécromant, d'Alexandre Astier & Steven Dupré, paru aux éditions Clair de Lune (mais pourquoi donc est-il écrit Clair de Lune ?) Casterman.

Oyez, oyez, braves gens ! Une nouvelle BD est née qui narre les aventures du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde.

 

Encore ? Encore une nouvelle BD arthurienne ? Oui, mais celle-là n’est pas à proprement parler une inconnue pour les amateurs de fantasy. C’est qu’il s’agit de Kaamelott, voyez-vous. Kaamelott, la série TV qui passe sur M6, créée par Alexandre Astier et jouée par un panel de comédiens tous plus hilarants les uns que les autres, vous voyez bien de quoi je parle ? Eh bien, il fallait se douter qu’un tel succès ne s’arrêterait pas là. On entendait parler d’un projet de film, c’est une Bande Dessinée que le papa Noël nous a apportée.

 

Des morts-vivants se pressent vers la forteresse de Kaamelott, chaque jour un chevalier doit sortir pour exterminer un nouveau zombie. Le roi Arthur, de retour d’un périple, trouve le château en émoi. Il lui faut se consacrer à une quête d’un genre nouveau : celle du nécromant qui a invoqué ces créatures.

 

Eh oui, comme vous pouvez le constater, loin de céder à la facilité en adaptant en BD la série que chacun connaît, Alexandre Astier a écrit une nouvelle histoire, d’un format différent, ce qui lui permet d’imaginer des aventures se passant loin de Kaamelott, dans des paysages étranges, avec des êtres nombreux et bizarres. L’humour est toujours le même, ironique et tendre à la fois – on sent que l’auteur, tout en se moquant, aime ses personnages, et le lecteur-spectateur ne peut que les aimer à son tour, particulièrement Perceval et Karadoc. Le dessin de Steven Dupré réussit le tour de force de donner aux héros les traits des acteurs qu’on connaît, tout en leur permettant de nouvelles expressions, une nouvelle gestuelle, qui axe l’histoire dans ce nouveau support visuel. Et l’histoire, passionnante, se lit d’une traite.

 

Cette version de Kaamelott est une réussite, dont il ne reste plus qu’à attendre la suite. On regrettera seulement la parution simultanée de deux versions, la basique à 11,95 €, et la luxueuse à 19,95 €. N’ayant pas eu cette seconde entre les mains, je ne saurais me prononcer sur son intérêt, mais d’après ce que j’en ai lu sur le site de Casterman, autant économiser pour s’acheter les DVD de la série TV, nombreux, eux aussi, en vente ces temps-ci. Plus de renseignements sur le site consacré à Kaamelott.


Or donc, j'ai écrit ceci et l'ai envoyé à l'époque à mon chef de rubrique bien aimé, Fabrice Leduc. Et comme celui-ci trouvait la critique insuffisante, il l'a complétée de renseignements divers que je ne saurais trop vous conseiller d'aller lire sur le site de la Yozone.

Vous pourrez aussi jeter un oeil sur les visuels disponibles (allez, je suis bonne, je vous mets quand même la couverture ;-)

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 18:38
Allez hop ! Je reprends mes petites chroniques estivales, même si tout le monde est à la plage (même le Naheulband, si, si !) et si personne ne me laisse de commentaire.

Or donc, le Donjon de Naheulbeuk, fabuleuse saga mp3 créée par John "Pen of Chaos" Lang, est devenu, depuis un bon moment maintenant, une série en bandes dessinées. C'est aussi devenu un roman, mais je ne l'ai pas (encore) lu. Quant aux BD, voici ce que j'écrivis pour la Yozone.



  Mis en ligne le mardi 5 septembre 2006

  Donjon de Naheulbeuk (Le) (T1 et T2) Première Saison
  John “POC” Lang, Marion Poinsot & Lorien
  Clair de Lune


  Beaucoup d’internautes ont entendu parler du mythique Donjon de Naheulbeuk. Celui que des aventuriers investissent, en quête d’une mystérieuse statuette. C’est qu’il est écrit « que seul un gnome des Forêts du Nord unijambiste dansant à la pleine lune au milieu des douze statuettes de Gladeulfeurha enroulées dans du jambon ouvrira la porte de Zaral Bak et permettra l’accomplissement de la Prophétie ». Ce que sera cet accomplissement ? Mystère… Mais vous conviendrez qu’avant de s’en préoccuper ou d’acheter le jambon, il s’agit de trouver les statuettes. Ce qui nous ramène au Donjon de Naheulbuek, où se cache l’une d’entre elles.

 

Et pourquoi les internautes auraient-ils dû entendre parler du Donjon ? C’est qu’avant d’être illustrées en BD, par Marion Poinsot, les aventures des sept – ils sont sept, du moins, au départ – aventuriers étaient disponibles en téléchargement sur le site de leur auteur, Pen of Chaos, alias John “POC” Lang : Le Donjon de Naheulbeuk

Cette œuvre littéraire et musicale a en effet été enregistrée et diffusée gratuitement sur le web dès 2001. Son auteur, musicien, amateur de fantasy et de jeux de rôle, l’avait au départ conçu comme une simple farce. Oui, mais voilà : le succès fut tel qu’une bande dessinée s’en est suivie. Il faut dire que l’intrigue est prenante et que, surtout, les jeux de mots pleuvent. Sur le site, ils sont mis en valeur par les voix, les bruitages, la musique - la chanson « l’Elfe farci » est un grand tube ! - aussi, Marion Poinsot avait-elle à relever un sacré challenge ! Et il faut bien reconnaître que c’est tout à fait réussi. Les dessins sont amusants, à défaut d’être esthétiques (j’ai du mal avec les gros yeux qui donnent l’impression d’un masque), les gags sonores sont remplacés par des gags visuels, et même les aficionados qui connaissent les mp3 par cœur (oui, il y en a, j’ai des noms) se régalent.

 

La Première Saison du Donjon de Naheulbeuk (oui, il faut reconnaître que POC ne s’est pas foulé pour le sous-titre) était sortie en deux parties... elle est maintenant disponible en coffret. En on attend la suite avec impatience !

 

 


Fiche technique
 Titre : Première Saison (T1 et T2)
 Série : Le Donjon de Naheulbeuk
 Scénario : John ?POC ? Lang
 Dessin : Marion Poinsot
 Couleurs : Lorien
 Lettrage : Pierre Léoni
 Éditeur : Clair de Lune
 Pages : 2 fois 48 pages (couleur)
 Dépôt légal : Janvier 2005 (T1) et Octobre 2005 (T2)
 ISBN : 2-913714-84-6 (coffret saison 1)
 Prix public : 25 €

 

Donjon de Naheulbeuk (Le) (T3) Deuxième Saison Partie 1
John Lang, Marion Poinsot & Sylvie Sabater
Clair de Lune


Voici venir la suite des aventures des intrépides - et néanmoins fort drôles - explorateurs du Donjon de Naheulbeuk. Rappelez-vous : nos héros, enfin, les survivants parce qu’on en a perdus en route, nos héros, disais-je, ont réussi à traverser le terrrrrrrrible Donjon de Naheulbeuk, et mieux encore, à en sortir. Ils ont de plus subtilisé, avec toute la discrétion qui les caractérise (hum !), une dizaine de statuettes « assez moches » (c’est pas moi qui le dis, c’est l’auteur) qu’ils s’apprêtent à négocier un bon prix. Du moins l’espèrent-ils.

 

Ce nouveau tome du Donjon de Naheulbeuk, tout aussi drôle, si ce n’est plus, que les précédents, entraîne la troupe d’aventuriers dans de nouvelles contrées. Ils traverseront d’étranges forêts, leur quête les mènera sur des routes éloignées et le lecteur se bidonnera de plus en plus. C’est en prenant systématiquement le contre-pied des grands romans de fantasy, comme Le Seigneur des Anneaux ou Conan le Barbare, que John Lang distille un humour bon-enfant, mélange de parodie et de jeux de mots. L’inimitié entre le nain et l’elfe, lors de la traversée d’une forêt mystérieuse, n’est pas sans rappeler celle qui règne entre Legolas et Gimli, tandis que le barbare et le voleur font penser au Cycle des Epées , de Fritz Leiber.

 

Marion Poinsot, de plus en plus à l’aise avec l’univers de Naheulbeuk, illustre l’action d’images qui rappellent parfois Uderzo. Il faut dire qu’il y a de l’Obélix chez ces héros-barbares, toujours prêts à régler le moindre problème – parfois même avant qu’il ne survienne – à grands coups d’épée, et du Panoramix chez la magicienne avide de sortir de nouveaux sorts de son chapeau – surtout quand elle monte de niveau, référence au jeu de rôles.
À noter que c’est maintenant Sylvie Sabater qui est en charge des couleurs. Est-ce pour cette raison qu’elles sont plus fraîches et agréables ? Ou plus simplement parce que l’action ne se passe plus dans les tréfonds d’un donjon obscur, mais en plein air.

 

Vous l’aurez compris, Le Donjon de Naheulbeuk est une série très drôle et dont la lecture, selon la formule maintenant consacrée, devrait être remboursée par la Sécurité Sociale. Pour ceux qui ne supporteraient pas de devoir attendre la parution de la suite, je vous rappelle le site de John « Pen of Chaos » Lang, sur lequel de nombreux épisodes sont en téléchargement libre : Le Donjon de Naheulbeuk




Le Donjon de Naheulbeuk (T3) Deuxième Saison Partie 1
 Série : Le Donjon de Naheulbeuk
 Scénario : John Lang
 Dessin : Marion Poinsot
 Couleurs : Sylvie Sabater
 Lettrage : Pierre Léoni
 Éditeur : Clair de Lune
 Pages : 48 pages (couleur)
 Dépôt légal : Novembre 2006
 ISBN : 2-913714-92-7
 Prix public : 12,50 €



Ce tome 3 se décline avec deux couvertures bien distinctes. Voir article Les Donjons de Naheulbeuk

 

Je n'ai pas lu les tomes suivants mais relire mes critiques me fait envie, tout d'un coup !

En attendant, on peut toujours aller jeter une oreille sur le site, où je découvre que les Parisiens pourront participer à un bal masqué pic-nic costumé à la plage ! Bande de veinards !

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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 13:58

Chronique mise en ligne sur la Yozone, le 20 février 2007

 

 

Quelle bonne idée ont eu les éditions Clair de Lune : après Le Donjon de Naheulbeuk, mis en images par Marion Poinsot, c’est une autre saga sonore-culte qui est à présent transcrite en bande dessinée : Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure ou, plus familièrement : Le Survivaure.

 

Ce Survivaure est une joyeuse parodie des grandes séries de science-fiction – on y retrouve des allusions à Star Trek, Star Wars, et autres Star Babylon – créée par Knarf, alias Franck Guillois, un joyeux drille, compagnon de beuveries concerts de POC, qui joue le rôle du nain au sein du Naheulband. Mais Franck Guillois n’est pas que le comparse de John Lang. Ingénieur du son, musicien et humoriste, il est l’auteur à part entière de ce MP3 futuriste et spatial et le scénariste de cette BD de Marion Poinsot.

 

Alors, de quoi ça parle, Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure ? Eh bien d’un groupe d’aventuriers envoyés par la Terre dans une mission spatiale, cruciale pour l’humanité. Hélas, le seul vaisseau qu’on a pu leur trouver est le NHL Survivaure… dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’a pas été entretenu avec le plus grand soin. Peut-être même a-t-il souffert de légers défauts lors de sa conception… à vrai dire, les mauvaises langues prétendent qu’il porte malheur, voire que c’est une vieille bouse. De fait, ça l’est.

 

Qu’importe, voilà nos aventuriers embarqués bon gré, mal gré (surtout mal gré), et si le voyage démarre mal, avec un décollage catastrophique, nul doute que la Force les accompagne (en tout cas, ils en ont bien besoin) et qu’ils parviendront à mener à bien leur mission. Enfin, s’il y a encore quelqu’un de vivant à leur retour !

 

Si l’histoire et certains gags ne sont pas sans rappeler Objectif : nul, des Nuls, la déliquescence du vaisseau et l’incapacité de l’équipage à mener à bien sa mission font la différence. Car l’objectif du Survivaure n’est point nul, au contraire, et si l’on ne peut pas dire que l’intensité dramatique en soit fortement augmentée (faut pas exagérer, quand-même, c’est une saga MP3 BD à lire pour se bidonner, pas pour se faire peur), cela contribue à l’intérêt de l’histoire. Mais ce sont surtout les dessins de Marion Poinsot, les caractères (pour ne pas dire caricatures) des personnages, qui font rire, remplaçant les gags sonores du MP3.

 

Une fort sympathique BD, donc, qu’on aura d’autant plus de plaisir à lire qu’on sera un aficionado des films et séries parodiés, ou de la saga sonore, mais qu’on découvrira avec satisfaction dans le cas inverse.

 

Lucie CHENU

 

_ {{Fiche technique}}

- {{Titre :}} Le Cycle des Krygonites C.1

- {{Série :}} Les Aventuriers du NHL2987 Survivaure

- {{Scénario :}} Franck Guillois

- {{Dessin :}} Marion Poinsot

- {{Couleurs :}} Yann-Gaël Clémenceau

- {{Lettrage :}} Pierre Léoni

- {{Éditeur :}} Clair de Lune

- {{Pages :}} 48 pages (couleur)

- {{Dépôt légal :}} Mai 2006

- {{ISBN :}} 2-913714-90-0

- {{Prix public : 12,50 €}}

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 10:35

Il y a quelques années, j'avais chroniqué quelques BD pour la Yozone. Je n'ai plus le temps de continuer -- ça demande beaucoup de boulot, plus qu'un livre, je trouve, car il faut parler du scénario, du dessin, de la colorisation, en plus de l'histoire (histoire et scénario, ça n'est pas la même chose) -- mais je souhaite vous présenter quelques-unes de celles qui m'ont le plus plu.

 

Et je commence par une série qui m'a absolument emballée, rendue fan à jamais, et dont j'ai chroniqué le tome 3.


La Danse du temps (T3) Les Trois Reines sans visage, d'Igor Baranko, Les Humanoïdes Associés

 


 

Après Le Baiser du Serpent, où le lecteur découvrait Quatre-Vents, le fils du chef des Lakotas, qui ira jusqu’à danser la Danse du Temps pour Lune-dans-les-nuages, la princesse Pawnee dont il est éperdument amoureux, après L’Arme des démons où Quatre-Vents, l’époux comblé de Lune-dans-les-nuages part en guerre contre Tenochtitlan, le sanguinaire empereur Aztèque, en compagnie de son beau-frère qui le hait, voici Les Trois Reines sans visage, le troisième tome de l’une des séries les plus belles et les plus originales qui soit parue aux Humanoïdes Associés.

 

Quelques mots sur l’histoire, en essayant de ne pas vous en dévoiler trop. Au début de ce troisième volume, c’est Lune-dans-les-nuages qui part à la recherche de Quatre-Vents, qu’elle avait dû chasser une fois devenue la reine des Pawnees. Sa quête la conduira chez les Iroquois dont la civilisation est fort différente de celle des Pawnees ou de la vie nomade des Lakotas. Trois mystérieuses reines dirigent un peuple épris de sacré et de traditions que Quatre-Vents a bousculées, lors de sa rencontre avec le fils de l’une d’elles, dans L’Arme des démons.

 

Cette uchronie – les Visages Pâles n’ont jamais mis le pied sur la Grande Tortue – aux couleurs de fantastique et d’onirisme est un véritable chef d’œuvre. Il vaut mieux avoir lu les précédents volumes de La Danse du temps pour mieux apprécier Les Trois Reines sans visage, mais la série est tellement extraordinaire, tant pour le scénario que pour le graphisme, tous deux signés Igor Banranko, ou pour les couleurs de Vyacheslav Xenofontov que l’achat – ou l’emprunt en bibliothèque – des précédents livres est un geste qu’on ne regrette pas. Une saga à lire et à relire, en attendant la parution – on l’espère ! – d’un quatrième volume. Saluons aussi le travail de la traductrice, Cécile Giroldi, qui restitue toute la poésie d’Igor Baranko, et félicitons une dernière fois les Humanos pour l’excellence de leur catalogue !

 

Lucie Chenu

 

mis en ligne le 26 février 2007

 

_ {{Fiche technique}}

- {{Titre :}} Les Trois Reines sans visage (T3)

- {{Série :}} La Danse du temps

- {{Scénario :}} Igor Baranko

- {{Dessin :}} Igor Baranko

- {{Traduction :}} Cécile Giroldi

- {{Couleurs :}} Vyacheslav Xenofontov

- {{Éditeur :}} [Les Humanoïdes Associés

- {{Pages :}} 48 pages (couleur)

- {{Dépôt légal :}} novembre 2006

- {{ISBN :}} 2 7316 1791 8 43 1082 7

- {{Prix public : 13, 90 €}}

 

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