Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Les Humeurs de Svetambre
  • Les Humeurs de Svetambre
  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
  • Contact

Profil

  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !

Recherche

21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 10:47

J'ai le grand plaisir de vous annoncer la parution de « Niche, cabane, ya !», dans La Guerre, anthologie d’une belligérance, recueil dirigé par Yael Assia et Merlin Jacquet aux éditions Hydromel. Le livre sort fin mai, pour les Imaginales où les éditions Hydromel seront présentes(pas moi, mais vous pourrez y rencontrer beaucoup d'auteurs présents).

 

couverture la guerre

 

La très belle couverture est signée Simon Goinard Phelipot

 

 

Au sommaire

  • Stéphane Beauverger

  • Stéphanie Benson

  • Pierre Bordage

  • Charlotte Bousquet

  • Jean-Michel Calvez

  • Lucie Chenu

  • Lionel Davoust

  • Léo Henry

  • Jess Kaan

  • Li-Cam

  • Luvan

  • Jacques Mucchielli

  • Jérôme Noirez

  • Laurent Queyssi

Résumé de l'éditeur :

La guerre, c’est l’opéra grotesque d’un crime à grande échelle ; une forme fondamentale de la nature humaine, le théâtre atavique de la discorde. La guerre, c’est l’abandon de soi dans l’idée commune, et l’expression la plus extrême de la solitude de l’être.
Quatorze déclinaisons sensibles et concernées sur la pandémie la plus imaginative de l’Histoire : de l’esthétique du conflit à la mise en exergue de l’horreur brute d’un enfant-soldat, les textes composent de la guerre dans notre société et nos imaginaires ; de la dissension entre et au sein de nos êtres, de la mémoire dans nos structures, sous toutes nos coutures.
De l’humain bâti sur le feu pour s’anéantir dans ses braises. De la tension, de l’exécution, du souvenir, avec violence, lassitude – avec espoir, parfois ; puisqu’il ne s’agit au final rien de moins, dans toute la splendeur de son ironie, que d’une bataille contre la guerre.

 

Cette anthologie a une histoire éditoriale un peu compliquée, comme beaucoup. Elle était prévue chez un autre éditeur qui, au moment de la crise, a préféré ne plus publier d'ouvrages collectifs. Yael l'a donc proposée à Merlin Jacquet pour Hydromel, et Merlin l'a non seulement acceptée, mais, de fait, co-dirigée. Au passage, quelques points de base ont dû être revus : ainsi du fait de verser une partie des droits d'auteurs à une ONG, c'est quelque chose de très compliqué, semble-t-il. Quelques auteurs prévus au départ ne figurent plus au sommaire – et dans un cas, au moins, un mail qui n'est jamais arrivé à son destinataire a empêché qu'un problème ne soit réglé. Beaucoup d'aléas, donc, pour cette antho au thème difficile.

 

Je ne sais pas ce qu'il en est des autres auteurs, mais, pour moi, il a été très douloureux d'accoucher de cette nouvelle. Yael voulait que nous ancrions nos histoires dans des conflits existants. J'ai choisi de parler des Balkans, de la Yougoslavie, de la Serbie. De villes où j'ai de la famille. Le texte s'est nourri de souvenirs d'enfance et de documentation bien souvent flippante à consulter. Et il est venu par morceaux, par pièces éparses griffonnées fébrilement dans des salles d'attente, que j'ai assemblées ensuite comme un puzzle. Ce qui a marqué une étape dans ma façon d'écrire. Depuis, certaines de mes nouvelles viennent comme ça, des paragraphes déchirés que je réunis ensuite, et colle, étonnée de voir que ça fonctionne – en tout cas, ça fonctionne sur les gens à qui je fais lire les textes-puzzles assemblés. C'est très troublant, pas confortable du tout, et heureusement, ça n'est pas toujours comme ça que ça marche.

 

Pour en revenir à l'antho, elle sera disponible aux Imaginales, donc, mais on pourra aussi la commander chez l'éditeur ; elle devrait d'ici peu être ajoutée au catalogue.

Partager cet article

Repost 0
Published by Lucie Chenu - dans Parutions
commenter cet article

commentaires

Yael 23/05/2011 21:16



Quoi, Pandi-Panda ? Foutument, oui ! Mais je n'ai jamais eu à aller au-delà du stade de l'huile bouillante, ouf... j'aurais eu un gros cas de conscience, là



Lucie Chenu 25/05/2011 09:12



Note bien qu'il a quand même fallu que je regarde sur le net ce qu'était ce Pandi-Panda dont tu me parlais. C'est pas de ma génération, ça !



Yael 22/05/2011 17:53



D'où la légende urbaine que je plonge les auteurs qui ont le cran de bosser avec moi dans une marmite d'huile bouillante, un stylo d'astronaute dans une main et un papier résistant aux
éclaboussures de l'autre, et les menace ensuite de leur infliger pandi-panda en boucle (second degré de torture) jusqu'à ce qu'ils aient rendu leur texte déchiqueté... heureusement que je ne
récidiverai pas :)



Lucie Chenu 23/05/2011 17:07



Dit comme ça, ça fait vraiment peur :-D



luvan 21/05/2011 11:44



Mêmes douleurs et même étrangeté d'écriture. J'ai choisi la corne de l'Afrique, où j'ai vécu parmi les plus étonnantes années de ma vie. La confrontation aux différentes sources d'information a
été particulièrement terrible.



Lucie Chenu 21/05/2011 14:02



Ah, ça me réconforte et m'inquiète à la fois d'apprendre que ça a été la même chose pour toi...