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  • : Les Humeurs de Svetambre
  • Les Humeurs de Svetambre
  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 08:17

Comme je vous le disais il y a déjà trois mois, à compter du 15 juin à minuit, les éditions Argemmios n'auront plus le droit de vendre un exemplaire de Llorona on the rocks, Charlotte Bousquet ayant récupéré ses droits pour cette date précise (deux ans pile après signature du contrat).

Et comme la loi Lang protège les librairies indépendantes, mais pas les petits éditeurs, elle interdit de solder (seule la réduction légale de -5% est autorisée) ou de donner des exemplaires d'un livre paru depuis moins de deux ans. Or Llorona, au jour de son pilon, ne sera paru que depuis dix-huit mois.

Car, oui, c'est de pilon qu'il s'agit. De destruction obligatoire et officielle, avec certificat à la clé.

Le pilon, à l'origine, est conçu pour se débarrasser des stocks d'invendables invendus. C'est normalement une décision prise par l'éditeur qui doit en référer à l'auteur, lui accorder le droit d'acheter à prix coûtant tout ou partie du stock (oui, quand même, l'auteur a le droit d'acheter son propre livre à tarif réduit !) Dans le cas de la Llorona, le pilon se trouve être, par le jeu de réglementations contradictoires, une obligation imposée à l'éditeur alors que le roman vivait très bien sa vie d'ouvrage publié par une petite structure. Les exemplaires s'écoulaient petit à petit, mais voilà, il en reste environ 150 qu'Argemmios n'a pas le droit de solder ni de donner, juste l'obligation de détruire. Destruction officielle avec certificat. Il ne s'agit pas de se débarrasser des bouquins à la décharge, c'est interdit, on vous dit. INTERDIT !

C'est bizarre, la vie. Hier, le milieu de la SF s'émouvait de la disparition de Ray Bradbury, l'auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451. Demain, personne ne sourcillera alors qu'un éditeur, un faiseur de livres amoureux de son travail, sera obligé de détruire des livres et d'empêcher ainsi les gens de les lire, comme le pompier Montag, dans Fahrenheit 451.

Alors que faire ? En acheter quelques exemplaires, bien sûr. Ça sera toujours ça de sauvé. Et les offrir autour de soi, ou les revendre, ou en tapisser les murs, mais avant tout lire ce roman qui ne mérite pas de tomber dans l'oubli. Et surtout, ne pas laisser le temps filer. Ne pas se réveiller le 16 juin en se disant « ah flûte ! Je voulais commander Llorona on the rocks et j'ai oublié », parce que ça sera trop tard.

Pour en savoir plus sur Llorona on the rocks : http://les-humeurs-de-svetambre.over-blog.com/article-il-faut-sauver-la-llorona-100548290.html

La boutique Argemmios où le commander : http://boutique.argemmios.com/epages/216008.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/216008/Products/10-R005

Pour mieux comprendre le pilon: http://pourlelivre.wordpress.com/2008/06/28/le-pilon/

 

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Published by Lucie Chenu - dans Livres - édition
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