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  • : Les Humeurs de Svetambre
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  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:39

Le dieu était dans la lune, d’Hervé Thiellement

éd. Black Coat Press, coll. Rivière Blanche

 

Un jour, Gontran Rieu, accompagné de Créon, un Camégékko mâle accroché à son oreille gauche, rencontra Madame Labette, une anibulle. Les anibulles sont des êtres vivants et pensants capables de se passer d’atmosphère, de voyager dans l’espace plus vite que la lumière et de loger en leur sein des astronefs avec leurs occupants. Or, Labette est une anibulle de type 4, je vous prie, et qui plus est, à la recherche d’un partenaire pour faire du commerce entre les systèmes (stellaires, évidemment, les systèmes : quoi d’autre ?)

 

Et c’est ainsi que Labette l’anibulle embaucha Gont l’humano et son Camégékko télépathe. Cette joyeuse équipe rencontra par la suite plusieurs personnes (avec ou sans Camégékko), humaines ou non, et bourlingua gaiment entre les étoiles jusqu’au moment où Dieu se réveilla, quelque part sur une lune boueuse, et décida de se faire adorer, d’asservir et de détruire. Plus exactement, elle s’éveillera bien plus tard, mais un saut dans le passé lui permettra de se trouver sur le chemin de l’anibulle et de ses amis, et de découvrir qu’on peut être Dieu sans pour autant éviter les ennuis.

 

http://riviereblanche.com/dieulune01.jpg

Le dieu était dans la lune est un roman de SF jubilatoire et jouissif (pléonasme ? Tant pis. Je persiste et signe), dont l’intrigue est moins bordélique que ce que je vous laisse entendre. Son seul défaut est de déborder de personnages amicaux, sympathiques et ayant à peu près tous le même caractère et les mêmes goûts (au premier rang desquels faire l’amour) (mais non, ce n’est pas ça le problème !) Du coup, l’ensemble manque de contraste et l’histoire pêche par excès d’harmonie. Ce qu’entreprend la joyeuse troupe qui vit dans l’anibulle réussit toujours, ou presque. On frôlerait l’ennui si, heureusement, Labette, Gont (et Hervé Thiellement) ne débordaient d’idées. Et on arrive sans s’en apercevoir à la fin du bouquin qu’on a lu d’une traite, un large sourire plaqué sur le visage (mes zygomatiques ne vous remercient pas, monsieur Thiellement !) avec l’envie de lire de nouvelles aventures de cette bande de Branquignols de l’espace. (En réalité, la référence cinématographique qui vient à l’esprit en lisant ce bouquin serait plutôt Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.) J’espère juste que la suite connaîtra un peu plus de suspens, parce que… Parce que je suis le type de lectrice qui fonctionne comme ça, tout simplement.

 

Alors, j’aurais pu vous parler de l’aspect plus profond et plus sérieux du roman. Jean-François Thomas le fait très bien dans Galaxies n°16 où il écrit « Sans en avoir l’air, Hervé Thiellement s’attaque au fanatisme et au dogmatisme, notamment religieux, et prône la liberté, l’amour et l’amitié. » Son analyse du roman (qui ne se limite pas à cette seule phrase) est très intéressante. Mais moi, en lisant Le dieu était dans la lune, je suis passée à côté de tout ça. D’une part parce que je connais les opinions de l’auteur que j’ai le plaisir de compter parmi mes amis, et que nous avons souvent l’occasion de débattre des sujets qui nous passionnent tous les deux (et si on est d’accord sur l’essentiel, on peut batailler sévère sur certains points). De l’autre parce que, pour tout vous avouer, j’étais trop occupée à me fendre la poire.

 

Et vous savez quoi ? C’est précieux. Merci Hervé !

 

Lucie Chenu

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