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  • : Les Humeurs de Svetambre
  • Les Humeurs de Svetambre
  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 20:36

Retrouverai-je un jour cette étreinte chaleureuse

Qui me réconfortait sans que j'en aie conscience ?

Retrouverai-je un jour cet amour sans limites,

Et inconditionnel, qui m'a ainsi construite ?

Ça fait plus de dix ans, dix ans que tu n'es plus,

Et tu me manques autant qu'au jour de ton trépas.

Ça fait plus de dix ans. Qu'ai-je accompli, dis-moi,

Qui vaille un peu la peine de t'avoir survécu ?

 

Lorsque j'étais enfant, je croyais que plus tard,

Quand je serais bien vieille, je connaîtrais le monde.

Je voulais voyager, je voulais tout savoir,

Parler toutes les langues, pratiquer tous les arts.

Je rêvais de musique et je me voyais peintre,

Et quand tu m'écoutais, dans tes yeux, je lisais

Que tu avais confiance et qu'en moi tu croyais.

Et avec enthousiasme, tu entretenais mes songes.

 

Il m'arrive de penser qu'il aurait mieux valu

Que tu fasses de moi une fille bien élevée

Qui saurait cuisiner, qui saurait jardiner,

Qui ferait le ménage et n'aurait jamais lu

que ses livres de classe, des livres de recettes,

Et qui n'aurait jamais découvert la SF.

Mais voilà, tu n'étais ni polie ni très sage,

Et tu as fait de moi ce qu'en moi tu voyais.

 

Il est dur le chemin de cette liberté

Qu'il faut sans cesse encore à nouveau défricher.

Difficile d'y croire quand tout autour de soi

Le monde est différent, les gens disent « halte là ! »

Difficile de transmettre sans pour autant forcer

À suivre nos propres pas l'enfant qu'on a porté.

Difficile d'aider, comme toi tu l'as fait.

Difficile d'aimer, et puis de respecter.

 

Et maintenant que tu n'es plus là, près de moi,

Pour m'insuffler ta force, ton courage, ta foi,

Saurai-je continuer ? Saurai-je, comme toi,

M'accomplir dans mon œuvre et répandre la joie ?

Tu me manques, tu sais, mais je dois maintenant

Dépasser mon chagrin, oublier ma maman.

Me passer de béquille et bâtir mon bonheur

Comme l'enfant grandie que je suis malgré moi.

 

 

 

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commentaires

Lily 21/04/2013 21:13


Merci pour ce beau partage tendre et triste, mais aussi volontaire et rempli d'avenir.


Touchée.. bisous !

Lucie Chenu 21/04/2013 22:32



Merci à toi, Lily :-)