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  • : Les Humeurs de Svetambre
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  • : Je n'aime pas les étiquettes, les catégories, les petites cases... je m'y sens à l'étroit. J'ai l'intention de parler de bien des choses, ici ! De mes livres ou de ceux que j'ai lus, de mon travail ou de ma famille, de ce qui me fait hurler et de ce qui me fait jouir de la vie...
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  • Lucie Chenu
  • Je suis un être humain, Yeah ! et comme tout être humain, je possède trop de facettes, trop d'identités, pour les définir en moins de 250 caractères. Vous devez donc lire mes articles !
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 09:28
Suite à la pétition que je relayais, la semaine dernière, la conversation a vite tourné autour de Little Bob. Ca m'a redonné envie de reparler du rock havrais. Je vais commencer par rapatrier une chronique que j'avais écrite au moment de la parution de Little Bob : One Story, en 1999-2000. (enfin, non, que j'avais écrite plus tard, à propos de ces albums parus en 1999-1000). Je me contente de réactualiser l'url du site. Et désolée pour la mise en page de l'article, je n'arrive pas à faire ce que je veux.

Little Bob : One Story



          One Story Vol 1 et 2 est une compilation en deux albums, composée d’inédits ou de versions inédites de morceaux enregistrés par ailleurs et en d’autres temps, de Little Bob et du groupe de ses débuts, Little Bob Story. De nombreux invités, amis de Bob, sont présents, tels Steve Hunter, Southside Johnny, Sean Tyla, pour n’en citer que quelques-uns uns.


          Quand Roberto Piazza, au Havre, fonde Little Bob Story dans les années 70, il n’est pas question pour lui de chanter autrement qu’en anglais. Après tout, sa langue maternelle est l’italien, et pour lui et à cette époque, ce serait céder aux pressions des maisons de disques que de chanter en français. Pour le chanteur qu’est Bob, le rock swingue en anglais et entendre parler anglais, c'est entendre du rock’n roll. Il faut dire que du Havre, on est vite à Southampton, et que pendant plusieurs années, LBS (Little Bob Story) sera considéré comme un des plus grands groupes de new wave de Londres ! Mais cela lui aliènera, dans les années 80, une partie du jeune public français qui veut du rock en français, comme le chantent Téléphone, Bijou et Starshooter.


          Dans One Story Vol 1 et 2, on peut entendre des morceaux s’étalant sur plus de vingt ans, de 1975 à 1999 pour le Volume 2, de 1976 à 1995 pour le Volume 1. Cela va du franchement inaudible (sorry, Bob) au blues le plus poignant (« Nobody’s born to lose », « Lying in a bed of roses » ou « I’m a king bee » une reprise de J. Moore), en passant par le bon vieux rock binaire de « High Time » ou « Riot in Toulouse », dans des versions live inédites du Festival Punk de Mont de Marsan en 1977, ou par le rythm’n blues d’un Bob en apparence assagi, dans « Witch queen of New-Orleans » ou « I’m your witch doctor » – un Bob dont la voix a acquis une dimension nouvelle – et aussi par quelques incursions dans le funk-dance, mais l’essentiel de la musique de Little Bob, avec ou sans La Story, c’est le bon vieux rock n’roll, bien speedé, comme la reprise de « Something else » de Cochran, « How can we stand the look » ou « Shooga-Shooga », ou même le punk-rock de « I fought the law » de S. Curtis.


          Tout l’intérêt, très particulier, de ces deux albums, réside dans l’évolution de Little Bob. J’ai parlé de sa voix qui s’est embellie au fil des années (il faut entendre le duo voix-batterie de « Turn the page ») alors que de grands chanteurs de rock ont eux, cassé ou perdu leur voix, ajoutez-y le fait que de nombreux musiciens se sont succédés à ses côtés, chacun amenant ses propres influences musicales, et vous aurez une idée du changement de son d’une année à l’autre. Comme Bob est un mélomane passionné qui s’intéresse à toutes les formes du rock, et comme le rock a énormément changé entre les années 70 et la fin du siècle, il est évident que la musique de Bob a évolué et le compte à rebours qu’il nous offre (les premiers morceaux proposés sur chaque CD sont les plus récents) est un voyage dans le temps des plus émouvants.


          Little Bob a toujours été réfractaire au système-business, aussi ses disques ne sont-ils pas toujours faciles à trouver (en dehors du Havre). Je vous donne donc l’URL de son site officiel, où il est possible d’entendre quelques morceaux et de commander ces CD :  http://www.littlebob.fr/




Il y a aussi la page MySpace de Bob où on peut écouter plusieurs morceaux dont... « Riot in Toulouse » ;-) Mais c'est aussi le cas du site officiel, bien sûr, où on peut écouter des morceaux et télécharger les paroles de certaines titres à partir de cette page.



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commentaires

Patrick S. Vast 14/02/2009 08:27

Ah, on continue de titiller ma fibre rock'n'rollienne, et c'est tant mieux ! En fait LBS a été contitué dans les 70's, mais la Story ajoutée au nom little Bob, indique que Mr Piazza avait déjà un passé dans les 60's. Il avait fait partie de plusieurs groupes qui chantaient en français, époque oblige : Chaussettes Noires, Chats Sauvages... Mais il est vrai que durant cette période il a croisé Vince Taylor, le rocker en cuir noir qui lui interprétait les classiques du rock fifty dans leur langue originelle. C'est cette épopée que rappelait un article de rock'n'folk dans les 70's lors de la formation du LBS. À ce moment-là, c'était l'esprit d'Eric Burdon et des Animals qui animaient principalement le groupe. Je les ai vus sur scène à Valence en juin 1975, et ils reprenaient "I'm crying", "Don't let me be misundertstood". Très vite sont arrivés les compos personnelles et tout ce qui est très bien rapporté dans la note.